Contribution à l'étude du cycle du carbone dans le bassin Algérien
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Date
2010-10-03
Authors
Bababli, Nadhéra
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Abstract
En vue de l’étude de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée en général et
dans le bassin algérien en particulier, nous avons commencé par le calculer en utilisant la
méthode TrOCA de Touratier et al, 2007, la méthode dite ∆C* de Gruber et al., 1996 et une
nouvelle méthode dérivée de la méthode de Chen et Millero, 1979 sur les données de la
campagne METEOR51/2, avec une adaptation au conditions de Méditerranée. A partir des
résultats obtenus, nous avons établi un polynôme liant le carbone inorganique dissous à la
température, la salinité et l’UAO ce qui nous a permis de calculer le carbone anthropique dans
le bassin algérien et voir son évolution de 1957 à 1999 à partir des données
MEDAR/MEDATLAS.
Après validation sur les données DYFAMED, nous pouvons conclure que la méthode
TrOCA surestime la pénétration du carbone anthropique et que la méthode la mieux adaptée à
la Méditerranée semble être celle dérivée de la méthode de Chen et Millero, 1979. Les
résultats sur le bassin algérien montre que le carbone anthropique pénètre de plus en plus
profondément dans la colonne d’eau et que celui-ci joue un rôle plutôt source de CO2. Le pH
de surface diminue de façon progressive contrôlé par le pCO2 de surface. Cette diminution
provoque une légère diminution sur le degré de saturation de la calcite et de l’aragonite mais
il en reste environ 5 fois et 3.5 fois sursaturé respectivement. Les prévisions pour l’année
2100 pour une pCO2 de 563 et 788 ppm montre que le bassin algérien serait toujours sursaturé
en carbonate de calcium.