Contribution à l’étude de la biologie et de la dynamique de Sardina pilchardus (Walbaum, 1792) et du régime alimentaire d’Engraulis encrasicolus (Linné, 1758) de la baie de Bou Ismaïl.
No Thumbnail Available
Date
2009-07-20
Authors
Sif Eddine Fethy Messous
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Abstract
Au terme de la présente étude, plusieurs conclusions ont été tirées :
●Concernant le régime alimentaire :
La sardine et l’anchois présentent respectivement un régime alimentaire strictement
planctonophage, dominé par les Crustacés, principalement les Copépodes qui occupent une
place importante dans les habitudes alimentaires de ces deux espèces ; néanmoins, l’anchois
présente une petite fraction de Phytoplancton.
La comparaison des régimes alimentaires, ne révèlerait aucune concurrence entre le chinchard
et les deux autres espèces ; cependant il semblerait y avoir une ressemblance considérable
entre le régime alimentaire de l’anchois et celui de la sardine ; néanmoins, nous ne pouvons
signaler une concurrence entre ces deux espèces, vu que ces dernières ont des préférences
différentes par rapport aux genres et espèces de Crustacés consommés.
●Concernant la seconde partie, les paramètres de stock obtenus sont conformes aux principes
des petits pélagiques, puisque la croissance est rapide, la mortalité naturelle est élevée et la
taille asymptotique est faible.
●Concernant le taux d’exploitation :
Le taux d’exploitation obtenu est proche de l’équilibre, cependant les modèles rétrospectif et
prédictif appliqués, ont révélé une légère sous exploitation.
Pour cela nous avons appelé à la vigilance, puisque ces résultats sont à prendre avec prudence,
vu que notre échantillonnage pourrait éventuellement renfermer des biais, qui seraient dus à la
courte période d’étude, mais aussi à l’effectif réduit de notre échantillon qui devra être
complété ultérieurement pour une meilleure évaluation.
Cependant, nous avons préconisé le maintien des conditions actuelles, puisque une
augmentation de l’effort de pêche n’entraîne pas obligatoirement une hausse des captures,
toutefois, une augmentation hasardeuse de l’effort de pêche pourrait provoquer un
effondrement du stock de sardines, ce qui engendrerait des conséquences socio-économiques
catastrophiques (déficit du secteur de la pêche, Chômage, etc).
Néanmoins, une modification de l’engin de pêche, plus adapté à cette ressource, telle que
l’utilisation du chalut pélagique, verrait une augmentation de la mortalité par pêche et donc de
la production, sans pour autant injecter de nouvelles unités de pêches. De plus, le chalut
pélagique présente un atout écologique important, puisqu’il ne touche pas le fonds.
Cette augmentation de la production, ouvrirait de nouvelles perspectives, puis toute cette
ressource ne pourra être écoulée de suite, ainsi pour une meilleure valorisation de la
ressource, il est suggéré d’investir dans le secteur de la transformation, qui est complètement
négligé actuellement, puisque ce dernier ouvrirait de nouvelles visions très intéressantes
économiquement.
Toutefois, nous tenons à signaler une grande variation de la capturabilité de la sardine au port
de Bou Haroun qui influence la rentabilité économique de certaines unités spécialisées de type
4 faces, ce phénomène ne peut être expliqué, par le manque de données (photos satellitaires,
etc).
Des campagnes d’études devront être programmées, concernant les paramètres hydrologiques,
la courantologie, ainsi que la richesse des peuplements planctoniques dans cette baie, puisque
ces phénomènes ont une influence considérable sur l’abondance de cette ressource dans les
zones de pêches.
Après cette modeste étude, nous avons senti l’obligation de réaliser un travail sur l’ensemble
des petits pélagiques (Sardine, saurel, allache et anchois) provenant des même traits de pêche,
pour mieux maîtriser les différents facteurs tels que les liaisons trophiques existant entre les
différentes espèces.
Ainsi, une comparaison des régimes alimentaires entre les espèces pélagiques pêchées au
chalut et celles capturées par la senne serait intéressante, pour se prononcer sur l’existence ou
non de deux stocks différents de petits pélagiques, l’un pêché au chalut et l’autre à la senne.