Essai d'une analyse historique de la pêche chalutière Algérienne réalisation d'une maquette du chalut "Lofoten" ou "Cascadeur"
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Date
1991-09-24
Authors
Habri ; Sid Ahmed
Zair; Kamel
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Abstract
La pêche relève de plusieurs composantes ou aspects le milieu marin, les ressources, la technologie (des captures et des produits), les pêcheurs et leur environnement social, I 'économie et enfin la politique de développement du secteur.
L'avenir de la pêche en Algérie repose au moins donc autant sur l'utilisation rationnelle et sensée des stocks déjà connus que sur la valorisation de ceux qui restent encore peu touchés, voire non exploités. Dans ce contexte, intervient le rôle majeur du chercheur (halieute) et celui d'un navire de recherche pour lequel il est impératif qu'il dispose de tout le matériel nécessaire, pour la localisation de nouveaux fonds qui fournissent de nouvelles ressources.
Ces fonds ou nouvelles zones existent mais sont difficilement accessibles en raison de leur morphologie accidentée et de leur situation profonde.
La conception d'un engin de pêche avec de nouvelles techniques opérant dans des conditions difficiles, émane donc à partir conditions naturelles géographiques que présente la côte algérienne et plus précisément ces nouveaux fonds.
Ces quelques remarques constituent les éléments essentiels de la réflexion qui a abouti à proposer un engin performant, classique, ayant déjà fait ses preuves dans des conditions comparables tant il est. vrai qu'il ne s'agit pas d'inventer un engin idéal de capture, utopie loin des préoccupations permanentes du secteur des pêches mais simplement d'adapter une technologie aux particularités de la pèche en Algérie.
Une telle présentation peut paraître simpliste, schématique à l' extrême. Elle a néanmoins l'avantage de cibler là difficulté pratique qu'est l'accessibilité à la ressource.
Le problème d'accessibilité aux ressources non exploitées relève, en grande partie, de l'adoption d'une technique adéquate qui serait rentable et facilement acquise par les patrons de pèche et non pas un problème de gestion. C'est la que la technologie revêt toute son importance du fait, que les zones non chalutables ou rocheuses, avec une surface, de 6945.156 Km2 (Annexe 0), représentent les 2/3 de la superficie globale de chalutage, lesquels sont exclusivement exploités par les engins dormants, Trémail, Palangre de fond et filet droit. (Brème. 1973). De même, l'augmentation de l'effort de pêche (Senneurs et Sardiniers) s'est orientée en grande partie vers les petits pélagiques, en raison du faible rayon d'action, zones côtières de faible profondeur, inférieur' à 60 m et de faibles moyens d'exploitation (Brème, 1979).
D'autre part, le niveau d'exploitation des espèces benthiques tels que, les grands crustacés et mollusques péchés aux casiers et nasses, reste indéterminés.
Enfin, les zones chalutables connues ne peuvent supporter une augmentation de l'effort (Brème, 1979 : Vidal et Johannesson, 1976), reste à valoriser de nouveaux sites en utilisant les moyens adéquats, notamment un chalut spécifique aux fonds durs, c'est à dire solide, renforcé et d'un gréement aisé, répondant aux exigences de la recherche. L'engin qui présente le meilleur compromis est représenté par le chalut "Lofoten", objet de la présente étude.