Contribution à l'étude de la parasitofaune de Barbus setivimensis (Cuvier et Valencienne, 1842) et de Cyprinus carpio (Linné, 1758) (Barrage du Keddara et Barrage de Ain zada)

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Date
2009-07-11
Authors
Mouchouka Naïma
Rabhi Amina
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Abstract
La production aquacole mondiale a considérablement augmenté au cours des 50 dernières années. Cela signifie que l’aquaculture poursuit son essor à un rythme plus rapide que celui de tous les autres secteurs de production alimentaire d’origine animale. Cette évolution s’explique non seulement par le dynamisme de ce secteur, mais également par la croissance économique mondiale et par les changements continus dans les domaines de la transformation et du commerce du poisson. En 2006, plus de la moitie de la production aquacole mondiale était constituée de poissons d’eau douce (F.A.O, 2009). En Algérie, cette activité est sur le point de franchir une phase de croissance mais à un rythme qui est probablement lent. Nos lacs de barrages sont d’énormes retenues d’eau. Leur empoissonnement est d'une grande importance économique et c’est une nécessité que d'utiliser pleinement ces milieux au point de vue piscicole. Cependant, il est indispensable d’établir un plan de peuplement non seulement basé sur une étude qualitative et quantitative de la faune, étude qui déterminera, en particulier, les espèces de poissons susceptibles de prospérer dans ces lac, mais aussi leurs impacts sur le milieu et les espèces locales. En Algérie, les premières opérations d’empoissonnements remonte à 1935, l’ingénieur en chef J. Thévenin, signale dans son rapport (L’empoissonnement des barrages-réservoirs d’Algérie) l’introduction de la carpe et de la truite arc-en-ciel au barrage Ghrib. Malheureusement, dans de nombreux cas, les introductions de poissons effectuées en Afrique, ont été réalisées sans connaissance approfondie des espèces concernées et sans suivi de l'incidence de ces introductions sur le milieu et le peuplement autochtone (Moreau et al., 1990). En effet, le barbeau est le poisson le plus abondant en biomasse dans la plus part des rivières, des lacs de barrages et des retenues collinaires, de l’Afrique du Nord (ainsi les eaux continentales du nord Algérien) (Arab, 1989 et Bouhedad, 1993). Sa grande valence écologique et sa large répartition géographique le mène à un grand intérêt scientifique, de plus qu’il est une composante clé de l’écosystème et un maillon important dans la chaine trophique. En pisciculture, il est utilisé comme poisson fourrage des espèces carnassières (Brochet, Black-bass, Sandre et Perche). De ce fait, l’impact que peut causer l’introduction d’autres espèces dans son milieu de vie, est incertain, en particulier en ce qui concerne la transmission de parasites et de maladies. De ce fait, une étude parasitologique est d’une importance capitale car elle a pour but, dans un premier temps, d’établir l’inventaire des parasites affectant l’ichthyofaune dans un système donné. A ce propos, nous nous sommes intéressées à étudier l’ichthyoparasitofaune de deux lacs de Barrages, à savoir, le lac artificiel du Keddara (Wilaya de Boumerdes) et celui de Ain Zada (Wilaya de Bordj Bou Arreridj). Notre but est d’identifier les parasites présents dans ces deux sites. Notre travail comprendra trois chapitres : 1 Dans le premier chapitre, nous présentons un petit historique sur les introductions de poissons en Algérie, les risques parasitaires apportés par ces introductions, une définition du parasitisme et enfin la description des sites et des espèces hôtes étudiés. 2 La méthodologie d’étude et présentée dans le deuxième chapitre. 3 Le troisième chapitre est consacré aux résultats et discutions. 4 Et enfin nous achèverons ce travail par une conclusion générale.
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