Etude de la pollution et de la géochimie par les métaux traces et les radioéléments dans les sédiments de la baie d’Alger
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Date
2009-07-24
Authors
DJAMEL TAIEB ERRAHMANI
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Abstract
Les métaux traces sont présents dans tous les compartiments de l‟environnement des
écosystèmes marins et littoraux, à la fois parce qu‟ils sont naturellement présents et parce que
les activités anthropiques favorisent leur mobilité et leur dispersion dans la nature. Ils peuvent
présenter un danger potentiel pour les consommateurs des produits marins du fait de la
possibilité de leur concentration par bioaccumulation dans les espèces marines, de leur
élimination difficile et de leur large répartition dans les milieux aquatiques.
L‟étude des métaux traces dans l‟environnement marin conduit à une meilleure
compréhension de leur comportement, notamment en tant qu‟indicateur des sources de
pollution (Forstner et Wittman, 1979 , in Essein et al., 2009 ; Laluraj et Nair, 2006). L‟analyse
des radioéléments dans l‟environnement marin, dans le but d‟étudier les processus marins et
de protéger la mer contre la contamination radioactive, consiste à utiliser les radioéléments
comme traceurs radioactifs naturels ou artificiels.
Les sédiments marins sont considérés comme le réservoir final auxquels est acheminée la
plupart des contaminants (Kucuksezgin et al., 2008 ; Ravanelli et al.,1999 ; Ünlü et al.,2008).
Dotés d‟une mémoire assez longue, ils constituent un outil privilégié pour estimer l‟état de la
contamination radioactive et non radioactive du milieu marin. De ce fait, nombreux sont les
travaux qui se sont toujours intéressés à la matrice sédimentaire qu‟à celle de l‟eau (El Namr
et al.,2006 ; Alomary et Belhadj,2007).
Plusieurs études ont été menées par de nombreux auteurs dans la baie d‟Alger afin de
déterminer les niveaux de la pollution métallique (Maouche, 1987 ;Taguine, 1988 ; Aouamer,
1990 ; Benoud et Mallem, 1990; Boudjellal et al., 1993 ; Zeggar, 2002 et Matmed, 2004) et la
pollution radioactive (Agouar et Ait Abdelmalek, 1994) dans les sédiments.
La présente étude s‟inscrit dans le suivi plus ou moins continu de l‟étude de la contamination
et de l‟impact anthropique dans la baie d‟Alger. Elle a été réalisée au niveau du laboratoire de
recherche "chimie et pollution marines" de l‟ENSSMAL et au laboratoire d‟environnement du
centre de recherche nucléaire d‟Alger (CRNA).
Les métaux recherchés sont le chrome (Cr), le cuivre(Cu), le zinc (Zn), le manganèse (Mn) ,
le nickel (Ni) et le fer (Fe). Le choix de ces métaux en tant qu‟éléments traces et en tant que
polluants inorganiques est motivé par leur importance capitale dans le milieu naturel et, en
partie, conditionné par moyens techniques disponibles. Les radioéléments étudiés sont au
nombre de deux. L‟un est un isotope naturel du plomb (210Pb) et l‟autre est un isotope
artificiel du Césium (137Cs ).
L‟objectif principal est d‟aborder l‟évolution de la pollution radioactive et inorganique, d‟une
part, dans le sédiment superficiel en fonction de la bathymétrie de la baie d‟Alger et, d‟autre
part, dans les couches profondes du sédiment de la même baie. Les radioéléments permettront
d‟accéder à l‟utilisation de la notion de temps. Ils permettront, ainsi, d‟essayer d‟estimer la
vitesse de sédimentation et d‟accéder à l‟historique et la chronologie des contaminations du
sédiment.
Une synthèse bibliographique sur les métaux et les radioéléments s‟est avérée nécessaire et
par laquelle nous avons entamé ce mémoire et fait l‟objet du premier chapitre. Le second
chapitre présente et décrit la zone d‟étude (baie d‟Alger). Le troisième chapitre -matériel et méthodes- décrit les travaux de conditionnement et d‟analyse des échantillons effectués aux
laboratoires, suivi par le quatrième chapitre consacré à la présentation des résultats obtenus,
leur analyse et leur discussion. Enfin, la conclusion générale clôture ce mémoire.