Inventaire des Protozoaires parasites des Cyprinidés en Algérie
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Date
2012-10-20
Authors
RADJA Mohammed
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Abstract
La pisciculture en eau douce est une activité ancienne qui mérite qu'on lui accorde un peu plus d'attention en raison de l'épuisement progressif des ressources naturelles marines mais aussi dans un souci de diversification de notre patrimoine rural.
Les Cyprinidés représentent un groupe bien adapté à l'élevage. Dans certains pays, leurs productions prennent des proportions importantes et participent activement à l'alimentation de la population. Des progrès restent donc à faire dans notre pays où ces produits riches en protéines de hautes qualités sont encore très mal exploités. Les cyprinidés forment le groupe le plus exploité par l'aquaculture. Il existe une quinzaine d'espèces de cyprinidés élevés dont les productions significatives portent sur quelques espèces seulement.
En Algérie, il existe deux genres de cyprinidés qui sont autochtones. Les autres, sont des espèces allochtoncs. Les introductions de ces espèces exogènes, aussi appelées non-natives, non-indigènes, étrangères ou exotiques liées quasi-exclusivement à l'activité humaine : l'aquaculture, la pêche commerciale, la pèche de loisir et l'aquariophilie. Ces introductions constituent l'une des plus grandes menaces actuelles qui pèsent sur la biodivcrsité. la surexploitation et la perte ou la destruction des habitats. Comme elles peuvent transférer des bioagresseurs pathogènes particulièrement les parasites qui causent des perles financières préjudiciables en élevages.
A travers le monde, les opérations de peuplement et repeuplement par des poissons importés se sont souvent soldées par l'introduction d'entités pathogènes parasitaires particulièrement dangereuses pour les populations ichtyologiqucs autochtones (Chubb. 1981 ; Meddour, 1988 ; Kennedy, 1993 ; Blanc. 1998). De ce fait, la connaissance du patrimoine parasitaire de l'ichtyofaune est nécessaire pour évaluer l'impact des infestations et les risques encourus pour les élevages (Meddour et Bouderda, 2001).
Concernant la biodiversité parasitaire des poissons dulçaquicoles. Khalil (1971) signale l'absence de données pour l'Algérie. Les rares travaux disponibles à ce sujet portent essentiellement sur les Cyprinidés (Meddour. 1988).
En effet, devant l'indisponibilité et la difficulté d'accès aux résultats des travaux sur la parasitologie. on a focalisé cet inventaire sur les protozoaires parasites des Cyprinidés en Algérie. Ce travail est réparti en trois chapitres : le \" aborde la généralité sur les poissons hôtes. Le 2cmc' réunit les parasites rencontrés chez les cyprinidés. Le 3cmc donne la pathogénie des parasites et les traitements possibles.