Les conditions physico chimiques au large des côtes Algériennes : Contribution à l’étude des structures hydrodynamiques
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Date
2023-07-11
Authors
BOURAHLI Zakia
BAOUT Ilheme
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Abstract
L’objectif principal de notre étude est de faire une caractérisation des masses d’eaux et une détermination de
la thermocline d’après une distribution verticale de la température et salinité, et une distribution horizontale
des sels nutritifs, au large des côtes Algériennes en période hivernale. En utilisant des données acquises lors
d’une compagne océanographique (CHH2020). Le choix de 24 stations a était fait de façon à couvrir
l’ensemble de l’ouverture du golfe de Bejaïa vers le large. Le traitement des données est basé sur
l’utilisation du logiciel ODV, et des analyses au laboratoire.
On a utilisées deux traceurs océaniques conservatifs (la température et la salinité) pour l’étude de l’évolution
spatiotemporelle des masses d’eau et trois traceurs non conservatifs (nitrates, phosphates et silicates) pour
l’étude et la caractérisation indispensable pour l’hydrologie.
La variation de la température présent un gradient décroissant de la surface (16 et 19°C) vers le fond
(13.3°C). Les faibles valeurs de salinités enregistrées dans la couche superficielles (36.1 et 38), alors que les
fortes valeurs sont enregistrées dans les couches profondes (38).
L’analyse du diagramme température potentielle-salinité montre la relation qui existe entre ces deux
paramètres et qui sert à caractériser et identifier les masses d’eaux. Il existe essentiellement deux masses
d’eaux au large des côtes Algériennes : L’eau Atlantique Modifier (MAW), l’eau intermédiaire Levantine
(LIW).
Les concentrations obtenus par les analyses effectuer au laboratoire des phosphates et des nitrates sont
faibles ou nulle en raison de l’activité photosynthétique qui engendre une consommation de ces nutriments.
Les concentrations de ces dernières varient entre 0.06 µmol/l et 0.32 µmol/l pour les nitrates, et entre 0.2
µmol/l et 1.45 µmol/l pour les phosphates en surface (0-25m).
Les concentrations des phosphates et des nitrates dans les stations S1, S3 et S6 augment avec la profondeur
(de 0-5 et 20-25m). Cette augmentation est due à la régénération de ces substances par l’oxydation de la
matière organique. Par contre, la concentration des silicates dans ces stations diminuent dans la même
profondeur, car la régénération des silicates se fait par une simple dissolution physicochimique de l’opale
amorphe.