Contribution à l’analyse des aspects éco-trophiques chez les céphalopodes : Octopus vulgaris Cuvier, (1797)
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Date
2011-07-20
Authors
BOUHADJA Mohamed Amine
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Abstract
Depuis les années 60, un déclin mondial des stocks de poissons démersaux a été constaté parallèlement à
une progression nette de la production de céphalopodes. Cette augmentation est liée à l’intérêt accru pour
cette ressource et un fort accroissement de son abondance souvent expliquée par la diminution des stocks
de poissons exploités [Lebihan, (2006)]. La méditerranée est considérée comme une des quatre zone de la
FAO en matière de capture de céphalopodes Tsangridis et al, (2002).
En Algérie, très peu de travaux ont été consacrés aux céphalopodes notamment dans la baie de
Bou-Ismail citant que le travail de Saim, (1993). Dans cette même baie, les céphalopodes constituent une
part non négligeable des débarquements mais ne sont pas l’objet d’une pêche ciblée. Le poulpe commun
Octopus vulgaris, (1797) constitue l’espèce commerciale la plus importante des octopodes Tsangridis et al,
(2002).
Dans ce contexte, des recherches sur cette espèce se sont relativement intensifiées ces dernières
années dans le but d’élargir les connaissances relatives à Octopus vulgaris, (1797). On cite les travaux
réalisés dans différentes zones de Dia, (1988) ; Ezedine et Alabed, (2004) ; Rosa et al (2004) ; Diatta et al,
(2000) ; Dieng et al, (2000) ; Idrissi ,2006 ; Thiaw, 2010 ; Katsanevakis et al, (2004) ; Jouffre et al,
(2000) ; Zguidi et al, (2003)….etc.
Dans les écosystèmes les céphalopodes sont des prédateurs de haut niveau occupant une place
importante dans le réseau trophique [Zguidi et al, (2003) ., Diatta et al, (2000)].
Afin de contribuer à la connaissance de la systématique, la biologie et l’impact du poulpe commun
Octopus vulgaris, (1797) sur les espèces proies, il a été indispensable en premier lieu à vérifier la
systématique des poulpes pour répondre aux problèmes de confusions possibles entre espèces, en suite un
suivi de débarquements a été entrepris dans le but de déterminer les captures annuelles en vue d’appliquer
le modèle ECOPATH [Christensen et al,( 2002)]. En second lieu l’étude du régime alimentaire d’Octopus
vulgaris, (1797) a été menée à partir de l’analyse des contenus stomacaux, puis les paramètres biologiques
(croissance, mortalité) nécessaires à la description de l’état d’exploitation. Cette dernière a été abordée par
l’approche structurale de Beverton et Holt, (1957) et par l’approche Ecotrophique appliquée sur
l’écosystème côtier de la baie de Bou-Ismail.