Caractérisation des bactéries marines dégradant les différentes fractions du pétrole
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Date
2021-10-26
Authors
Batouche Adem
Boucedra Nadjet
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Abstract
Le but de ce travail était d’étudier les critères qui permettent à une bactérie marine de dégrader
les hydrocarbures. 13 souches ont été sélectionnées dans cette étude, parmi une collection de 119
souches isolées et identifiées dans un travail précédent (DJAHNIT et al., 2019).
La caractérisation biochimique des souches a montré que 73% des bactéries utilisées sont à gramet seulement 27% d’entre eux sont des bactéries a gram+, toutes les souches testées sont à
catalase positif et oxydase positif à l’exception des souches Halomonas venusta et Gordonia
hongkongensis qui sont des bactéries à oxydase négatif.
La majorité des isolats ont manifesté une production significative de biosurfactants avec
d'importantes activités d'émulsification utiles en biodégradation et un pouvoir de formation des
biofilms. L'activité d'émulsification la plus élevée a été détectée chez Brevibacterium celere qui
appartient au phylum Actinobactérie avec 35% d'émulsification, elle dépasse celle des bactéries
appartenant au phylum Protéobactérie, Pseudomonas Taiwanensis et Alcanivorax borkumensis
qui présentent 27% d’activité.
La croissance bactérienne est faible dans les milieux supplémentés de 10 g/L de NaCl à travers
toutes les bactéries, et à fur et à mesure que la concentration de NaCl augmente dans les milieux,
la croissance bactérienne augmente jusqu’à ce que la bactérie attienne son seuil de tolérance (20 à
30g/ NaCl) à l’exception de Gordonia hongkongensis qui peut croître à 40 g/L de NaCl. De plus,
les souches utilisées montrent une croissance spécifique vis-à-vis le type d’hydrocarbure utilisé.
À titre d’exemple, Erythrobacter citreus et Alcanivorax dieselolei montrent une croissance
accrue en présence de l’hexadécane. Alcanivorax borkumensis, Alcanivorax xenomutans,
montrent une meilleure croissance en présence de l’octadécane. Par contre Brevibacterium celere
et Gordonia hongkongensis ont montrées une croissance accrue dans les milieux contenant du
toluène. En ce qui concerne la biodégradation, 73% des bactéries ont montrés des difficultés à
dégrader les hydrocarbures aromatiques par rapport aux aliphatique avec Brevibacterium celere
montrant le taux le plus faible avec seulement 13% de dégradation aromatique par rapport à 45%
de dégradation aliphatique. Le genre Alcanivorax est le plus performant en termes de dégradation
des HAPs avec des taux allant de 33% jusqu’à 67% à l’exception d’une des souches Alcanivorax
borkumensis qui a montré un résultat de 19% de dégradation.