Inventaire des crustacés parasites de cyprinidés en Algérie
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Date
2012
Authors
Layachi Hamza
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Abstract
L'exploitation des ressources vivantes aquatiques et la consommation de ces produits ont connu un développement spectaculaire pendant ces cinquante dernières années. Les ressources issues des pêches ne seront pas suffisantes pour satisfaire cette demande croissante (PAO, 2006). Les progrès scientifiques et techniques dans la maîtrise de la reproduction et de l'élevage des espèces marines et continentales ainsi que dans le développement des procédés de production, de conservation et de transformation de ces bioressources ont fait émerger un important secteur d'activité dans lequel l'aquaculture devient, à l'échelle mondiale, un complément significatif à la pêche.
L'aquaculture a connu un taux de croissance moyen de 10 % par an depuis la fin des années 1980, par rapport à 3 % pour l'élevage de bétail. La pisciculture qui représente 64 % de la production de l'aquaculture, s'est fortement développée au cours des vingt dernières années. De 4 millions de tonnes en 1983, la production de poissons d'élevage s'est hissée à 27 millions de tonnes en 2003 (FAO, 2007).
En Algérie, l'aquaculture en termes concrets représente une activité récente, même si les premières tentatives avérées et documentées remontent en 1860 marquées par l'introduction de la carpe Cyprinus carpio dans la Mitidja et l'oued Mazafran (Dieuzede, 1932).
Engagées résolument dans un processus de développement aquacole, attesté par les nombreuses expériences menées depuis plus d'un siècle, les autorités algériennes, à travers, le plan national de développement aquacole (1985-2009) ont tenté de s'insérer dans la dynamique mondiale. Ce plan vise à mettre sur le marché national de protéines alimentaires d'origine animale à des prix accessibles pour compléter les apports en viandes destinées à la consommation humaine afin de répondre aux besoins croissants. On note aussi parmi les objectifs de ce plan la valorisation des produits piscicoles continentale dominés par les
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barbeaux Barbus setivimensis, Barbus biskarensis et Barbus callensis.
A partir de ces objectifs le PNDA a introduit diverses espèces allochtones dulçaquicoles dans plusieurs barrages et retenus collinaires, dominées par les cyprinidés importés de Hongrie ; Cyprinus carpio, Aristichthys nobilis, Hypophthalmichthys molitrix et Ctenopharyngodon idella. Les résultats enregistrés sont des plus curieux. Les croissances obtenues avec les carpes A. nobilis et dans une moindre mesure, H. molitrix ont été spectaculaires. En moins de 6 mois, les poissons avaient dépassé 2 kg, ce qui correspondait à une croissance de plus de 2 ans dans leur pays d'adoption. Après moins d'un an, certains spécimens dépassaient les 20 kg (Chalabi et a/, 1996), un gigantisme inquiétant puisque la major impact environnementale causée par l'introduction de ces poissons dans des niches écologiques inexploitées concernant l'eutrophisation du lac Oubeira et la prolifération de Cyanophycées responsables de mortalités régulières de l'ichtyofaune. D'autre part, Ces importations massives sont à l'origine d'introduction en Algérie de divers bioagresseurs (bactéries, virus et parasites).
Le présent travail vise à donner un aperçu général sur les crustacés parasites des cyprinidés qui ont été signalés en Algérie. Il repose sur une synthèse bibliographique comporte trois chapitres :
Dans le premier chapitre nous aborderons l'aquaculture des cyprinidés en Algérie en se basant sur l'historique, l'habitat et la biologie ainsi que la production aquacole.
Dans le deuxième chapitre nous présenterons des généralités sur les crustacés parasites dans lequel nous présenterons des définitions et concepts de base, les différents cycles évolutifs.
Dans le troisième chapitre nous présenterons la systématique, la bioécologie, et les effets pathogènes des crustacés parasites des cyprinidés en Algérie.