Extraction et identification des pigments caroténoïdes à partir de la chair, du sang et du foie de la daurade royale Sparus aurata(Linné, 1758)
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Date
2014-06-10
Authors
CHABET DIS Chalabia
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Abstract
Les poissons d’eau de mer sont très consommés sur le marché, et la demande accroit
chaque année. Parmi ces poissons on distingue la daurade royale, un poisson particulièrement
apprécie surtout dans le marché Méditerranéen. Il occupe un espace très important dans
l’aquaculture marine et aussi dans les pêcheries ; cependant la qualité de la chair du poisson
est aussi importante et sa couleur entre autres, influence grandement le choix du
consommateur.
En effet, la daurade est une espèce dont l'aquaculture intensive a fait l'objet de
recherches dès les années 70 comme le bar et le turbot. Les premiers élevages expérimentaux
s'effectuent, en France, en 1973 à la station expérimentale IFREMER de Palavas, ils débutent
en 1976 à partir de reproducteurs captifs. Les premiers essais sont décevants et n'aboutissent
qu'à la production ponctuelle de quelques milliers d'alevins pour atteindre 95 000 juvéniles en
1982 (Tandler et Mason, 1984 ; Tandler et Helps, 1985).
Également, la daurade royale a fait l’objet de nombreux travaux dont on peut citer les
recherches de René en 1973 sur l’élevage et les techniques d’obtention des œufs, Alessio en
1975, Villani en 1976, Ramos en 1978, Person-Le Ruyet et Vérillaud en 1980 sur le cycle de
vie et la croissance.
Chez les poissons à chair blanche, la pigmentation de la chair constitue un critère
primordial qui garantit l'image du produit (Torrissen, 2000) et la couleur est le résultat de la
présence et de la quantité de pigments caroténoïdes (Choubert et Storebakken, 1989), ces
derniers constituent le groupe de pigments naturels le plus important et le plus largement
distribué chez les êtres vivants.
Selon Matsuno (2001), plus de 650 caroténoïdes retrouvés ont été identifiés sous leur
forme naturelle. Ces pigments ont fait l’intérêt des chercheurs depuis les années cinquante. Ils
sont des substances que les poissons ne peuvent pas les synthétiser. La plus grande part de la
synthèse naturelle .des pigments caroténoïdes est effectivement réalisée par les végétaux.
Certains microorganismes tels que des bactéries et des levures ont aussi la capacité de les
synthétiser (Guillou, 1991). Toutefois, certaines espèces peuvent en modifier la structure
moléculaire grâce à certaines réactions métaboliques (Matsuno, 2001). Les pigments
caroténoïdes retrouvés chez les poissons proviennent donc de leur alimentation.Ce travail a pour principal objectif d’identifier les pigments caroténoïdes présents dans
le sang, le foie et la chair de la daurade royale sauvage. Le premier chapitre est consacré pour l’étude bibliographique de la daurade royale, l’absorption et le rôle des pigments caroténoïdes
chez les poissons, le deuxième chapitre développe le matériel et les méthodes permettant
d’identifier les pigments caroténoïdes. Enfin dans le troisième et dernier chapitre, nous
exposons et nous discutons les résultats obtenus.