Contribution à l’inventaire des espèces de la famille des Labridae, dans la région Centre du bassin algérien.

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Date
2014-11-08
Authors
DJENAOUCINE Faycel
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Abstract
Comme bien de fois les spécialistes de la pêche se sont retrouvés dans des situations où ils regrettaient qu’un travail d’inventaire des poissons n’ait pas été réalisé dans le bassin algérien. A part les études de Dieuzeide et al (1955), quelques tentatives ont vu le jour, telles la systématique des Sparidae par Cherabi (1987), celle des Triglidae par Allali (1991) et par Hanjar (2008), la systématique des sélaciens par Hemida (2005), et les Scorpaenidae par Hanjar (2012). Même si nous n’avons cité que quelques-unes, néanmoins il reste beaucoup à faire pour l’identification des poissons d’Algérie. Plusieurs questions relatives à la systématique de certaines familles de poissons restent encore posées. En effet, les Gobiidae, Blenniidae, quelles-ques espèces de Sparidae, et tant d’autres présentent à ce jour des difficultés d’identification. Pour la présente étude, nous allons essayer d’élucider quelques une des réflexions liées aux ambigüités taxonomiques, ce par une contribution à l’inventaire et donc à l’identification des espèces de Labridae des côtes Centres du bassin algérien. N’ayant pas fait l’objet de recherche depuis les travaux de Dieuzeide et al (1955), l’intérêt que nous portons à la réalisation de cette étude est d’autant plus encourageant. En Méditerranée quelques auteurs ont essayé de décrire cette famille : Quignard, (1966), Lejeune, (1985) ; Fischer et al., (1987) ; et Louisy, (2002). Seul les travaux de Fischer et al., (1987) offrent une description récente de la famille, or certaines espèces sont encore inconnues. En raison du dichromatisme et du dimorphisme sexuel qui se manifestent par les différentes livrées de chaque espèce, une description parfaite pour les espèces de la famille des Labridae semble malheureusement difficile, car la coloration de l’individu ne peut être un élément distinctif sur lequel on peut se fier. Au cours de nos sorties plusieurs espèces de Labridae ont été retrouvées dans les casiers de la bouillabaisse, présentant un intérêt commercial non négligeable telles : la demoiselle (C. julis), le rasoir (X. novacula), le racao (Symphodus tinca) et les vieilles (L. viridis, L. merula et L. bergylta). Notre objectif principal est d’identifier avec le moins de doute possible, les espèces retrouvées ainsi que leurs livrées respectives. La morphologie a pour fin l'étude des formes, mais aussi celle des caractères externes. Il s'agit d'observer, de décrire et d’analyser ceux-ci chez différentes espèces, ou d’estimer l’ampleur et la signification des variations de formes au sein de la même espèce. C’est sur la base des données morphologiques (coloration, présence des taches, morphologie des écailles, présence de membrane entre les nageoires...etc.), et des comparaisons interspécifiques que seront déterminées et séparées les livrées et les espèces entre elles. Quelquefois, ces variations de caractères, décelées d’abord par le morphologiste, sont à la base de la compréhension de phénomènes génétiques impliqués dans l’évolution (Tercerie et al., 2014)
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