La sonde CTD : Description, Configuration, Customisation, Utilisation, Resultats.
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Date
2008-07-07
Authors
REKHOU Samir
TIGUERCHA Djillali
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Publisher
Abstract
Dans les mesures de la sonde, la grandeur à mesurer est transformée par le capteur en
un signal électrique, puis en donnée digitale brute. Cette donnée est convertie en une donnée
physique exploitable l’aide des fonctions de traitement de données brutes à base de données
de calibration. Grâce à la haute technologie des capteurs, du software, et du microprocesseur
tous ces processus sont exécutés en fractions de seconde.
Pour mieux exposer les avantages de la sonde CTD, on prend l’exemple de la station
ou CAST acquis par la sonde IDRONAUT Ocean seven 316 au large d’Annaba (disponible
dans l’annexe B.) Le profil linéaire a une profondeur maximale supérieure à 500 m, et un
intervalle de profondeur entre 02 mesures consécutives de 0.5 dbar, donc plus de 100 séries de
données. La durée des mesures en cette station n’excède pas une vingtaine de minutes (sans
compter la durée de la remontée de la sonde). Imaginant combien de temps prendrait une telle
station si l’on effectuait des mesures classiques.
Cette rapidité d’acquisition permet l’obtention d’un grand volume de données, et s’il
y manque de précision elles vont fourvoyer leur utilisateur, d'où l'adage anglo-saxon : « no
data is better than bad data ». Avec une calibration régulière et une bonne maintenance, la
sonde IDRONAUT Ocean seven 316 a une précision de 0.003 °C pour la température et 0.003
mS/cm pour la conductivité et 0.2% PE pour la pression. Ces précisions suffisent les besoins
océanographiques.
Ce qui facilite l’utilisation de la sonde est que tous ses comportements sont
commandés ou configurés par software : les paramètres à mesurer et à calculer, les modes
d’acquisition de données, les options de mesure comme l’intervalle de temps etc. Selon le
besoin des océanographes on peut choisir facilement le type d’acquisition nécessaire, entre
l’acquisition manuelle en temps réel où les données sont affichées en directe sur l’écran,
l’acquisition sans surveillance « unattended » en fonction de temps ou en fonction de la
profondeur et l’acquisition en fonction des profils préprogrammés. Nous aurions voulu
réaliser des mesures avec la sonde de l’ISMAL, si elle était calibrée et si l’on pouvait disposer
d’une embarcation munie d’un treuil électrique pour vérifier tous ces modes d’acquisition que
nous avons procédés en laboratoire