contribution à l'étude des dinoflagelleés et diatomées epiphytes de macroaglues dans la régions d'alger. recherche de dinoflagellées potentiell ement nocifs
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Date
2011-07-29
Authors
Ameur lala Khedidja Fariza
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Abstract
Les écosystèmes côtiers marins sont l’un des plus productifs sur terre ( Aberle-Malzahn,
2004), car ils sont fortement conditionnés par le comportement des premiers échelons de la
chaîne alimentaire. La production primaire est assurée par les macroalgues et
essentiellement les microalgues planctoniques (phytoplancton) et benthiques
(microphytobenthos ) , qui vivent sur différents substrats et qui sont répartis sur une large
surface de la zone euphotique. Ces derniers constituent une importante ressource
alimentaire pour un grand nombre d’organismes marins. De récentes études ont démontré
l’importante contribution du microphytobenthos au sein de la production primaire, par son
activité photosynthétique, celle-ci pourrait participer jusqu’à 40 % des besoins nutritionnels
de la faune benthique (Guarini et al., 1997 in projet BECOZ), en effet l’apport de cette
composante benthique, dans la production globale annuelle est d’environ 500 millions de
tonnes de carbones (www.ietd.inflibnet.ac.in). L’importance de leur contribution réside
aussi dans le fait qu’elle permet de réguler la concentration d’oxygène et les flux de
nutriments à l’interface eau-sédiment avec des répercussions significatives sur la
disponibilité pour le phytoplancton dans la colonne d’eau, et de ce fait sur la production
pélagique.
L’étude sur la diversité des microalgues est primordiale pour connaître leur distribution
spatio-temporelle, et établir des estimations sur leur contribution trophique dans les
écosystèmes marins, mais surtout pour contrôler la qualité de l’eau. Les biotopes marins
sont habités par des algues unicellulaires potentiellement toxiques, lorsque les conditions
hydrologiques et climatologiques sont favorables, ces espèces peuvent se développer de
manière intensive et donnent alors naissance à des efflorescences qui dans certains cas,
provoquent une modification de la couleur de l’eau, phénomène communément appelé
« red-tide » ou « eaux colorées ». Ce phénomène est généralement causé par des espèces
de dinoflagellés, mais peut également être produit par des diatomées. Dans la plus part des
cas, ces eaux apparaissent après une période prolongée de fortes température de l’air et de
l’eau qui coïncide avec une absence d’agitation des eaux. La prolifération massive des
espèces toxiques est désignée sous le terme de HABs (Harmful Algual Bloom) ou PANs
(prolifération d’algues nocives), ces proliférations peuvent avoir de néfastes conséquences
pour les écosystèmes marins et pour la santé humaine, dues aux toxines produites par les
microalgues toxiques. En Algérie des travaux de recherche sur les PANs ont été menés dans
baie d’Annaba (Frehi et al., 2007) et la région d’Alger (Illoul et al., 2008).
Le phénomène d’eaux colorées a été observé sur les côtes Algéroises en mai 2009, suite à
ces apparitions des prélèvements de ces eaux ont été effectués au niveau de l’Agence
chargée de la Protection et de la Promotion du Littoral Algérois (APPL) qui se charge de la
surveillance de la qualité des eaux de baignade de la wilaya d'Alger.
Les résultats de l’analyse des prélèvements ont révélé la présence d’un dinoflagellé non
photosynthétique Noctiluca scintillans, la prolifération de cette espèce était à l’origine de la
coloration de l’eau des plages Eden et El Kettani.
Depuis une dizaine d’années et probablement en relation avec le changement climatique,
une ou plusieurs espèces du genre Ostreopsis (O. ovata et O. siamensis) prolifèrent en
différents endroits du littoral de la Méditerranée. En juillet 2009 un épisode toxique est
survenu sur les plages d’Alger, où plusieurs cas d’intoxications de types respiratoires ont été
signalés auprès des estivants de certaines plages Algéroises, après des analyses d’eaux et de
macroalgues, les observations des échantillons ont révélé la présence d’Ostreopsis sp en
densités élevées (APPL, 2009). À partir de juillet 2009, un réseau de surveillance des
microalgues potentiellement nocives a été mis en place par l'APPL. Les épisodes toxiques liés
à Ostreopsis sont un phénomène nouveau pour la Méditerranée, qui affecte pour l’instant
de façon plus importante l’Italie et l’Espagne (Lemée et al., 2010).
Le but de ce présent travail est de contribuer à l’étude quantitative et qualitative des
microalgues (dinoflagellés et diatomées) potentiellement nocives ou génératrices de
blooms, qui forment les communautés microphytobenthiques et épiphytes d’algues
benthiques, dans la région Algéroise.