evaluation de la contamination par les hydrocarbures polyaromatiques d'ans l'eau et le sédiment superfisiel d'ans le port d'alger: cartografie des polluants.
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Date
2009-07-22
Authors
MECHEKEF Youcef
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Abstract
Ce travail a essentiellement été consacré à l’étude des contaminants (hydrocarbures
polyaromatiques) et de leur niveau de contamination dans le milieu marin, par démarcation
des secteurs les plus exposés à cette pollution dans le port d’Alger.
Cependant, la diversité des composés d’hydrocarbures et des différents facteurs modifiants
et altérants ces molécules, d’autant plus dans le milieu marin, font que les recherches dans cet
axe emploient différents protocoles et techniques dans diverses modèles et à travers les
saisons.
Par ailleurs, l’analyse de l’eau de mer et du sédiment superficiel du port d’Alger par la
SpectroFluométrie à UltraViolet donne un résultat instantané de la pollution par les
hydrocarbures polyaromatiques.
L’utilisation de cette technique d’analyse (SpectroFluométrie à UltraViolet) nous a permis
de cerner une pollution de l’eau de mer dans le port d’Alger avec une teneur maximale de 5,3
(µg/l),au niveau du môle d’El Hadjar (Terminal à conteneur) où s’effectuent les différents
remorquages des huiles et des savons et divers rejets des eaux usées qui jouent un rôle capital
dans l’apport en hydrocarbures polyaromatiques anthropiques et biogènes dans le port.
On a obtenu aussi des résultats des concentrations en hydrocarbures dans le sédiment
superficiel plus élevées que celle dans l’eau de mer avec une valeur maximale de 10,711
(µg/g) et une teneur minimale de 2,990 (µg/g), ce qu’explique une forte pollution du sédiment
par rapport à l’eau de mer.
Ce résultat souligne la présence d’une pollution, si l’on se réfère aux normes de qualité
environnementale dans l’eau, proposés par le Réseau National d’Observation (RNO, 2002 in
Louchami, 2006) qui est de 1,2 (µg/l).
Les deux valeurs trouvées dans les stations S8 (5,3 µg/l) et S1 (1,7 µg/l) sont plus
importantes que celles observées au port de Bejaïa (4,280-0,858 µg/l) et plus ou moins de
celles du port de Skikda (19,965-0,876 µg/l). Rappelant que le port d’Alger est classé 4ème en
transport d’hydrocarbures après ces Arzew, Skikda et Bejaïa
L’extension des analyses à la spectrométrie de masse et l’utilisation de bioindicateurs
contribueront à mieux cerner et à maîtriser les apports des hydrocarbures évacués dans le
milieu marin.
Enfin, compte tenu de l'état actuel du port d’Alger, nous recommandons des perspectives
d’avenir pour diminuer la pollution et la sauvegarde du patrimoine marin :
L’emploi et le respect d’une réglementation rigoureuse et la sensibilisation de la
population sur la qualité des eaux rejetées par les industries polluantes.
L’implantation des stations d’épuration des eaux usées des différentes unités
industrielles de la région.