Valorisation protéique des produits et co-produits des poissons marins et d’eau douce

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Date
2025-06-30
Authors
Berkane Saida
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Abstract
Dans un contexte mondial de croissance démographique et de demande accrue en protéines, la valorisation des coproduits de poisson apparaît comme un enjeu stratégique pour l’industrie halieutique et le développement durable. Ces coproduits, représentant environ 50% du poids des poissons transformés, sont encore largement sous-exploités malgré leur richesse en protéines de haute qualité, essentielles pour la nutrition humaine et animale. La problématique centrale de ce mémoire réside dans l’optimisation de la valorisation de ces ressources, en tenant compte des différences biologiques et écologiques entre espèces marines et d’eau douce, afin de répondre aux défis de sécurité alimentaire et de réduction de l’impact environnemental. L’objectif principal de ce travail est d’évaluer et de comparer le potentiel de valorisation protéique des coproduits issus de quatre espèces de poissons : trois marines Sardine (Sardina pilchardus), Allache (Sardinellaaurita), Saurel (Trachurustrachurus) et une d’eau douce Tilapia rouge (Oreochromissp). Il s’agit de caractériser, de manière précise, les propriétés biométriques et biochimiques (teneurs en eau et en protéines) des différents compartiments anatomiques (têtes, viscères, chair), afin d’identifier les fractions les plus prometteuses pour une valorisation optimale. La méthodologie adoptée repose sur une approche analytique rigoureuse, combinant des analyses biométriques et biochimiques sur 110 individus. La teneur en protéines a été déterminée par la méthode de Kjeldahl, reconnue pour sa fiabilité dans l’analyse des matrices alimentaires. Les résultats révèlent que la sardine et le tilapia présentent les teneurs protéiques les plus élevées dans la chair (jusqu’à 14,92 g/100g de matière sèche), tandis que les viscères offrent également un potentiel intéressant (jusqu’à 9,47 g/100g). L’environnement (marin ou dulcicole) influence significativement les profils biochimiques, notamment la teneur en eau des têtes. La combinaison têtes-viscères pourrait optimiser la récupération protéique, particulièrement pour la sardine et le saurel. En conclusion, cette étude met en lumière le potentiel considérable des coproduits de poisson pour le développement de filières innovantes et durables. Elle ouvre des perspectives vers une caractérisation biochimique plus poussée et des applications élargies dans la nutrition, la nutraceutique et la cosmétique. Ces résultats constituent une base solide pour l’optimisation des stratégies de alorisation et l’innovation produit dans le secteur halieutique.
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