Contribution à la systématique des Triglidae (Osteichthyens, Scorpaeniformes) du bassin algérien

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Date
2009-06-30
Authors
HANDJAR Houria
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Abstract
Beaucoup de questions relatives à la systématique de certaines familles de poissons permettent de faire certaines réflexions sur l’identification douteuse de certaines espèces. En effet, l’une des familles présentant certaines complexités dans l’identification des espèces et n’ayant fait l’objet d’aucune recherche en Algérie est bien celle des Labridés, viennent ensuite à un degré moindre les familles des Blenniidés et des Gobiidés. Par ailleurs, des travaux ont été réalisés en Algérie sur d’autres familles présentant également une problématique sur le plan systématique ; on peut citer pour cela les travaux sur : - La famille des Soléidés (Alili et al1985, Mandouche, 1988; Akretche et al, 1989 ; Alili et Berrebi, 1989 ; Sadoudi, 1991 ; Nouar et al, 2007). - La famille des Scorpaenidés (Siblot, 1976 ; Chaabeni, 1991; Louri, 2002 ; Zemiti, 2003). - La famille des Mugilidés (Lamouri, 1996 ; Belabid, 2003 ; Tata et al, 2007). - La famille des Centracanthidés (Boussouf, 1993 ; Titah, 1995 ; Kamar, 2000 ; Benarras, 2001 ; Harchouche, 2006). - Les Chondrichthyens (Fegas, 1998 ; Sergoua, 2001 ; Labidi, 2000 ; Bensaci, 2002 ; Mehezem, 2002 ; Hammache, 2003 ; Hemida, 2005). - La famille des sparidés (Cherabi, 1987 ; Ghazli, 1995 ; Aghanim, 1997). - La famille des Triglidés (Allali, 1991). Ce dernier travail sur les Trigles d’Algérie a retenu particulièrement notre attention pour deux raisons : ♦ La première repose sur le fait que chaque espèce, chaque forme, ont été décrites par la plupart des auteurs sous des noms différents. Ceci nous amène à donner pour les poissons de cette famille une synonymie extrêmement confuse. En effet, prenons l’exemple donné par Maurin (1967) sur cette famille ; après Linne en 1758, Bloch en 1785 puis Risso en 1816, emploient le même nom de Trigla cuculus pour désigner ce qu’ils pensent être toujours le même poisson : un grondin. En réalité, leurs spécimens n’appartiennent pas à l’espèce nommée par Linné, mais à deux autres espèces déjà décrites par celui-ci. Les correspondances s’établissent ainsi : Trigla cuculus (Bloch, 1815) est le T. lucerna Linné, 1758. Trigla cuculus (Risso, 1826) est le T. gurnardus Linné, 1758. Il n’y a donc pas une seule espèce mais bien trois pour lesquelles les noms linnéens seront seuls conservés en application de la loi de priorité qui veut qu’entre plusieurs noms d’espèces donnés au même animal par différents auteurs, seul est retenu le plus ancien en date (à partir de 1758, date prise comme origine de la nomenclature binominale). ♦ La deuxième raison, c’est qu’Allali après avoir apporté les premiers éléments sur l’étude systématique de 6 espèces de cette famille a insisté sur la nécessité d’encourager l’initiative que d’autres études viennent compléter son travail. Les discontinuités morphologiques observées par cet auteur ont permis d’aborder le problème de la comparaison intra et interspécifique par deux méthodes, l’une statistique et l’autre faisant appel aux rapports d’indices biométriques. Les moyens limités de l’époque n’ont pas permis d’affiner ses résultats par d’autres méthodes telle que l’analyse en composante principale par exemple. C’est à toute la problématique posée dans le travail cité précedemment, que nous allons essayer de répondre par les volets suivants : - une étude morphologique ; - une étude morphométrique faisant appel à une méthode d’analyse multivariée (l’Analyse Factorielle en Composantes Principales ou ACP) ; - une étude ostéologique comprenant de plus, une étude des écailles du corps et de la ligne latérale. En ce qui concerne l’étude ostéologique, elle porte sur 18 pièces squelettiques céphaliques et sur le cleithrum, pièce osseuse de la ceinture scapulaire. Parmi les 18 pièces, 5 appartiennent au splanchnocrâne dont 4 sont des pièces operculaires et la cinquième correspond au jugal, les autres appartiennent au neurocrâne qui est lui-même formé de quatre régions : Ethmoïdienne, orbitaire, otique et occipitale. Les régions orbitaire et otique n’ont pas été retenues pour cette étude. Il va de soit que l’étude ostéologique permettra de donner, à notre avis, des réponses décisives allant dans le sens de l’étude morphologique de la tête puisque les pièces squelettiques s’interpénètrent les unes aux autres constituants ainsi une articulation ; autrement dit, la question principale à résoudre est de savoir quel critère de détermination choisir sur le plan de la morphologie de la tête ou quels sont le ou les éléments osseux qui permettent une identification interspécifique aisée. Par ailleurs, l’étude de la ligne latérale et des écailles du corps pourraient apporter une contribution non négligeable à l’identification des différentes espèces puisque le premier élément entre dans la clé de détermination proposée par différents auteurs. Une comparaison interspécifique des espèces de trigles Algérienne fera donc l’objet de notre étude permettant peut être ainsi de répondre à toute la problématique posée dans la bibliographie et à partir d’observations faites dans le cadre extérieur à cette étude. Enfin, pour les espèces présentant une certaine variabilité sur le plan morphologique, une comparaison intraspécifique sera entreprise tout en insistant sur les éléments majeurs permettant d’aboutir à la mise en évidence de cette discontinuité morphologique qui n’est autre que les prémices d’une identification à un niveau taxonomique inférieur à l’espèce.
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