Estimation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée : Evaluation des méthodes et de leurs incertitudes
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Date
2014-12-11
Authors
KERAGHEL Mehdia Asma
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Abstract
Plusieurs études ont démontré une augmentation des taux d’acidification de la Méditerranée en raison de son importante
séquestration du carbone anthropique. Il est crucial pour l’avenir des écosystèmes marins de bien évaluer cette pénétration
et sa conséquence sur l’acidification des eaux.
Dans cette étude, nous avons comparé entre trois méthodes d’estimation du carbone anthropique: La méthode C° (Chen et
Millero, 1979), la méthode ΔC* (Gruber et al., 1996) et la méthode TrOCA (Touratier et al., 2007). Les résultats de ces
approches « indirectes » sont comparés, par la suite, avec une estimation directe de la pénétration du carbone anthropique
basée sur des observations in-situ sur dix ans, puis discutés par rapport à leur pertinence dans le contexte de la mer
Méditerranée.
Les résultats de cette étude suggèrent que la méthode de Chen et Millero (C°) serait la plus appropriée à la Méditerranée.
Cette dernière indique une contamination complète de cette mer par le carbone anthropique avec un inventaire total de près
de 1,1±0,002Pg C qui se traduit par une acidification moyenne de -0,06 unités de pH (de -0,193 à 0,251). Cette acidification
n’est pas sans effets sur les concentrations d’alcalinité (AT) qui semblent avoir légèrement augmentées entre 2000 et 2010,
d’où la nécessité de prendre des précautions par rapport à l’hypothèse d’une alcalinité constante. Toutefois, ces résultats
sont à considérer avec vigilance et nécessitent des études plus approfondies dans le futur