Essai de reproduction artificielle de la carpe a Hypophthalmichtys molitrix (Valencienne, 1844)
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Date
2014-10-30
Authors
ALIANE Adel
HEDAGHA Younes
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Abstract
Avec un taux de croissance pratiquement de 10% par an, l’aquaculture est le secteur
agroalimentaire dont la croissance annuelle est la plus rapide. En 1995, 23,10% de la production
totale d’organismes aquatiques provenaient de l’aquaculture, soit l’équivalent de 27,8 millions de
tonnes (FAO, 1996).
De plus, il a été estimé qu’en 2030 l’aquaculture dominerait l’approvisionnement en poissons et que
moins d’un poisson consommé sur deux proviendrait de l’aquaculture (Wijkstrom. et al. 2000).
L’aquaculture fournissait seulement 3,5 % des disponibilités alimentaires mondiales en produits
aquatiques au début des années 50, la proportion est passée de 10 % au début des années 80, à 35%
au début des années 2000 et à environ 42 % en 2006. La demande croissante de produits de la mer
impulsée par l’augmentation des revenus et la poussée démographique dans un contexte de
limitation, voire d’épuisement, des ressources halieutiques rend inévitable un rôle encore plus
important pour l’aquaculture dans les années à venir (FAO, 2006).
Historiquement, les introductions des carpes chinoises en Algérie peuvent se résumer comme suite:
-Entre 1985 et 1986, une quinzaine de retenues sont empoissonnées avec des carpes importées de
Hongrie. (FAO, 2006).
-En 1991, dans le cadre de la valorisation de l'infrastructure hydrique par la pisciculture, une
opération de repeuplement est initiée par l'agence nationale du développement de la pêche et de
l’aquaculture; empoissonnements avec des alevins de carpes (Cyprinus carpio, Ctenopharyngodon
edella, Hypophthalmichthys molitrix et Aristichthysnobilis). (FAO, 2006).
-En 2001, des opérations de repeuplement de plusieurs barrages et plans d’eau en larves de carpes
importées de Hongrie (FAO, 2006).
-Vu les résultats de croissance obtenus très satisfaisants, et vu que les carpes ne se reproduisent pas
naturellement ce qui entraine l’épuisement des stocks, le ministère a procédé à une troisième
opération de repeuplement par l’importation de 7 millions d’alevins de Hongrie (MPRH, 2006).
Les cyprinidés, dont la production en élevage dépasse six millions de tonnes dans le monde, est le
groupe le plus exploité par l’aquaculture. Il existe une quinzaine d’espèces de cyprinidés élevées
mais les productions significatives portent sur quelques espèces seulement. (Billard, 1995).