Etude de la biologie, de la composition biochimique et de la valeur hygiénique de trois petits pélagiques

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Date
2000
Authors
Kadi Rosa
Toudert A
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Abstract
L'Algérie dispose de 25 ports dont 15 unités mixtes (port de pêche et marchandises) sur l'ensemble de ses 1200km de côtes. En 1987, le total national des captures était estimé à moins de 100.00 tonnes, il était en 1964 de quelques 29000 tonnes, mais 18200 tonnes seulement en 1965. (A.N.D.P. 1995). Pourtant, l'Algérie dispose d'un stock halieutique considérable, car selon les compagnes d'évaluation effectuées par la F.A.O en 1974, par l'institut Bergen en 1981 puis par le navire océanographique Thalassa en 1982, le stock pêchable, toutes espèces confondues, est estimé à plus de 160.000 tonnes par année. ( A.N.D.P. 1995). Cela démontre que les réserves de production halieutique sont réelles et par conséquent le secteur de la pêche un des éléments essentiels de la croissance économique nationale. C'est un secteur actif créateur d'emplois rémunérateurs. Cependant, vu l'explosion démographique qui prévaut en Algérie (3,2 % par an), les limites du Cheptel et de la production agricole, le milieu marin retient de plus en plus l'attention des pouvoirs publics. C'est ainsi que l'on a vu, au cours de cette dernière décennie, l'augmentation du budget dévolue au secteur de la pêche et la création de nombreux instituts chargés d'étudier les sciences de la mer. Aussi étant donné, la prolongation de la crise économique tant en Algérie qu'au niveau international, la pêche est appelée à fournir une part de plus en plus importante dans la ration alimentaire du citoyen algérien. Alors que le poisson constitue une source de protéines importante, d'une valeur énergique équivalente à la viande en Algérie, la consommation moyenne par habitant qui est de 4,5 kg par an demeure bien inférieure à celle des pays dits industrialisés où elle atteint 40 kg /an. (anonyme, 1988). Dans les décennies à venir, le complément de nourriture mis à la disposition de la population en Algérie proviendra en grande partie de la pêche. Cela implique que ce secteur devra être doté d'une flottille capable d'assurer une production suffisante. Au sens économique, la mer est une ressource, en particulier pour les communautés qui vivent à son contact. (Troadec, 1989). Le problème est de déterminer si les apports de cette ressource sont apte à la consommation humaine ou pas ?. Est- ce qu'ils sont de bonne qualité alimentaire et pour tenter d'y répondre et en prenant l'exemple de trois petits pélagiques les plus pêchés au port de Bou-Haroun à savoir (la sardine, l'attache et le saurel), il sera procédé au cours de notre étude à une analyse microbiologique pour juger de leur valeur hygiénique et une étude de la composition biochimique de ces trois espèces pêchés au port de Bou-Haroun Pour cet effet, nous avons estimé nécessaire de passer par une étude statistique, dynamique pour présenter ces trois espèces puis une étude biochimique pour évaluer leur composition biochimique et enfin une étude microbiologique pour juger de leur état de fraîcheur et hygiénique. Le choix de ces espèces est justifié non seulement pour leur rapport important au niveau de la pêcherie de Bou-Haroun, ceci est confirmé par Mouhoub, (1988), qui montre que 80% des captures enregistrées dans l'Algérois sont constituées essentiellement par Sardina piichardus, Sardinelia aurita et Trachurus trachurus, mais aussi leur accessibilité sur le marché et surtout leur rapport en protéines animales comme étant un produit de remplacement pour la viande.
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