La gestion intégrée de la zone côtière algéroise : entre doctrine et pratique

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Date
2021-03-22
Authors
Khelil Nawel
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Abstract
Les zones côtières constituent une partie du territoire qui sont confrontées à de nombreux défis. Parmi eux, la croissance de la population et de ses activités, qui ont un impact important sur l'environnement côtier et marin. La Zone Côtière Algéroise (ACZ) est représentative d’une majeure partie des enjeux de développement durable du pays. La gestion intégrée des zones côtières (GIZC) est considérée comme une approche appropriée pour faire face à cette situation de non durabilité. Depuis 2000, le gouvernement algérien a apporté d'importantes améliorations au système de gouvernance environnemental et côtier, en renforçant le cadre juridique et institutionnel et en mettant en œuvre certains projets GIZC. Le premier projet GIZC a été le Projet d’Aménagement Côtier (PAC) de la zone algéroise, mené entre 2001 et 2006. De nombreuses approches ont été utilisées afin d’avoir une meilleure connaissance de ce territoire et d’en évaluer sa durabilité, notamment à travers l’utilisation d’indicateurs multithématique au niveau de l’analyse de durabilité (ADSP). L’un des premiers objectifs de ce travail de recherche est d’évaluer le niveau actuel de durabilité de la zone algéroise, en reprenant la méthode d'indicateurs du Plan de gestion des zones côtières appliquées dans l'analyse de durabilité et prospective (ADSP), en mettant à jour la valeur des indicateurs en 2017 et en élaborant des scénarios à l’horizon 2030. Par ailleurs, des indicateurs relatifs à l’artificialisation des sols ont été ajoutés à la liste des indicateurs PAC. Les résultats montrent que la zone continue de connaître des tendances non-durables, notamment en termes d’artificialisation des sols et d’exploitation de ses ressources. De nombreux indicateurs ont connu une régression depuis 2003 : les surfaces dunaires, les côtes sableuses, le foncier agricole. D’autres indicateurs ont connu une amélioration de leur situation par rapport à 2003, notamment les indicateurs relatifs au secteur de l’eau. Par ailleurs, le processus GIZC au niveau de la zone PAC a connu peu d'évaluations. Le 2e objectif de l’'étude s'est de ce fait concentré sur la compréhension et l'évaluation du processus de GIZC. Cela à travers l'évaluation des capacités institutionnelles à mettre en œuvre les principes de la GIZC. 7 paramètres ont été évalués : le système de données, l’intersectorialité, la participation, le cadre juridique et son application, le développement des capacités des institutions, la sensibilisation des décideurs et de la population locale et des ressources financières. Le constat montre que malgré des efforts considérables, l'Algérie a encore un long chemin à parcourir pour mettre en œuvre pleinement l'approche GIZC. Principalement en ce qui concerne la gestion et le partage des données avec les différentes parties prenantes ; le renforcement du système de coordination et de participation, principalement au niveau local avec les communautés et la société civile ; le cadre juridique, même s'il doit être amélioré de manière notable, doit être appliqué avec force ; le renforcement des capacités et la sensibilisation sont encore faibles et enfin les ressources financières doivent être assurées pour soutenir le processus GIZC.
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