Contribution à l'étude de la contamination par les métaux lourds dans la matière en suspension et le sédiment marin superficiel des golfes de Béjaïa et de Skikda
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Date
2000
Authors
Rezzoug Samya
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Abstract
La présente étude entre dans le cadre de la surveillance du milieu marin relative à l'un des projets MED-POL du programme des nations unies pour l'environnement (P.N.U.E.), engendrés par la convention de Barcelone pour la protection de la Méditerranée. Le projet auquel se rapporte ce travail est le MED-POL II. Il concerne l'étude et la surveillance continue de la pollution par les métaux lourds. Ces éléments sont, parmi les produits à usage industriel déversés dans le milieu marin, peut-être ceux qui présentent le plus grand danger dans le bios (Benon et al, 1977), en raison, soit de leur toxicité directe sur les organismes soit des phénomènes de transfert à travers les différents niveaux trophiques (Roméo, 1990).
Aussi, pour la réalisation de cette étude de contrôle de la contamination de l'environnement marin par quelques métaux lourds, la zone d'étude choisie comprend deux sites côtiers industrialisés, susceptibles de rejeter des polluants chimiques dont les métaux. Ces sites situés à l'est de la côte Algérienne sont les golfes de Béjaïa et de Skikda. Ils entrent dans le cadre d'un projet de recherche du laboratoire de pollution et de chimie marines de l'I.S.M.A.L, le projet F.E.M (fonds de l'environnement mondial) intitulé "projet de gestion de la pollution pétrolière pour la composante principale sud-ouest de la Méditerranée".
Les métaux recherchés sont au nombre de six dont cinq sont des métaux essentiels à la vie marine, seulement à l'état de traces : chrome (Cr), manganèse (Mn), fer (Fe), cuivre (Cu) et zinc (Zn). Le sixième est un métal toxique : mercure (Hg). Ce ernier se retrouve à des taux généralement élevés dans le pétrole, matière première utilisée par la majorité des unités industrielles (Giraud et Guillet, 1974 in Kehal, 1995).
Le choix de ces micropolluants a été dicté d'une part, par les moyens techniques de mesures du laboratoire, d'autre part afin d'obtenir des éléments de comparaison en étudiant les métaux les plus accessibles sur le plan analytique, concentrations relativement importantes, seuils de détection élevés, donc potentiellement toxiques. Ces métaux ont été analysés par deux méthodes analytiques, à savoir la spectrophotométrie d'absorption atomique (S.A.A.) et la fluorescence X (X.R.F.).
Les matrices retenues sont le sédiment marin superficiel et la matière en suspension (M.E.S.). Le présent travail s'articule de la façon suivante :
Le chapitre I concerne quelques généralités sur les métaux lourds en particulier leurs interactions avec les matrices étudiées, la matière organique (M.O.) et certains paramètres physico-chimiques.
Le chapitre II présente la zone d'étude.
La méthodologie employée qui comporte le prélèvement en mer des échantillons, le traitement au laboratoire et l'analyse par les techniques analytiques utilisées est décrite dans le chapitre III. Un petit chapitre concernant les performances des méthodes d'analyses est inclus.
Les résultats obtenus et leur discussion sont présentés dans le chapitre IV suivi d'une conclusion générale.