Les conditions physicochimiques au large des côtes centrales algériennes : contribution à l’étude des structures hydrologiques

No Thumbnail Available
Date
2020-12-17
Authors
HANZAL ILHAM
MAAFI YOUSSRA
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Abstract
L’objectif principal de cette étude est de comprendre la distribution verticale de la température, salinité et des sels nutritifs dans le bassin algérien en période printanière et estivale, en utilisant des données acquises lors de trois campagnes océanographiques (SOMBA-GE, MEDIPROD V et MEDIPROD VI). La variation de la température présente un gradient décroissant de la surface (20 et 26 °C) vers le fond (12,9°C). Les faibles valeurs de salinité sont enregistrées dans les couches superficielles (36,5 et 37,25), alors que les fortes valeurs sont enregistrées dans les couches profondes (38,5). L’analyse du diagramme Température potentielle-Salinité montre la relation qui existe entre ces deux paramètres et qui sert à caractériser et identifier les masses d’eaux. Il existe essentiellement trois masses d’eaux dans le bassin algérien : L’eau Atlantique Modifier (MAW), L’eau Levantine Intermédiaire (LIW) et L’eau profonde (WMDW). Les concentrations des phosphates, des nitrates et des silicates augmentent avec la profondeur. En surface Les concentration des phosphates et des nitrates sont faibles ou nulles en raison de l’activité photosynthétique qui engendre une consommation ces nutriments. Au-delà de cette couche, les concentrations de ces derniers augmentent en fonction de la profondeur pour atteindre un maximum de l’ordre de 0,5 µmol/l pour les phosphates et 10 µmol/l pour les nitrates entre 300 et 500 m. Cette augmentation est due à la régénération de ces substances par l’oxydation de la matière organique. Dans les eaux profondes, leur concentration se stabilise légèrement à 0,4 μmol/l pour les phosphates et entre 8 et 9 μmol/l pour les nitrates. Tandis que les teneurs en SiO2 varient entre un minimum de 0,4 μmol/l relevé en surface et un maximum de 10,7 μmol/l au fond, car leur mode de régénération est diffèrent de celui des nitrates et des phosphates La régénération des silicates se fait par une simple dissolution physicochimique de l’opale amorphe. Le diagramme de corrélation Nitrates-Phosphates a permis d’estimer le rapport de Redfield N/P qui est égale à 22,7. Cette valeur est comparable à celles déjà existantes en littérature. L’étude de la section Nord-Sud a permis l’observation d’une petite structure hydrodynamique en fonctionnement et qui peut être un petit tourbillon généré par le comportement du courant Algérien.
Description
Keywords
Citation