Etude physicochimique et biologique d’un site conchylicole : Cas de la ferme « ORCA marine » Ain Taya avec essai de reproduction artificielle des espèces en élevage
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Date
2009-07-22
Authors
BENSAM Hamza
BEHLOUL Mounir
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Publisher
Abstract
On donne le nom d’Aquaculture à l’ensemble des activités qui concernent aussi bien l’élevage
des animaux aquatiques que la culture des végétaux vivants dans l’eau. Ce terme unique
recouvre l’ensemble du milieu aquatique : eau douce, eau saumâtre ou eau de mer, car tous les
animaux qui y vivent présentent des caractéristiques communes. Cependant, au niveau
administratif, on distingue l’aquaculture continentale, ou d’eau douce, et l’aquaculture
marine, ou d’eau de mer (FERRA, 2008). Cette dernière est divisée en plusieurs types
d’élevages ; nous citerons la conchyliculture, qui est la reproduction et l’élevage des
mollusques bivalves (huitres, moules, palourdes,…etc.).
La production mondiale des mollusques est estimée à 10 millions de tonnes se qui représente
prés de 25 % de la production aquacole mondiale qui est d’envions 45 millions de tonnes.
Avec plus de 4 millions de tonnes, les huitres représentent plus du tiers de la production
mondiale de mollusques. (FERRA, 2008). La maîtrise de l’élevage passe par une
connaissance parfaite de la biologie des espèces se qui permet de mettre en place un protocole
de production et un contrôle des différentes phases du cycle d’élevage à savoir : la production
de naissains (reproduction artificielle), l’élevage larvaire et le grossissement.
En Algérie, bien que l’activité existe depuis 1921, la participation de l’aquaculture à
l’approvisionnement du marché en produit de la pêche demeure très faible. En effet, avec une
façade maritime méditerranéenne d’une longueur de 1280 km, offrant des sites favorables à
l’installation d’élevage conchylicole, et qui restent malheureusement peu exploités. Il faut
savoir que l’essentiel de la production des bivalves disponibles sur le marché provient d’une
part de l’exploitation directe des moulières naturelles et d’autre part de quelques unités de
production.
C’est dans ce sens qu’intervient le plan de relance économique national qui consacre une
place importante au développement des activités aquacoles et grâce auquel on constate le
démarrage des premières fermes de production de bivalves et l’apparition sur le marché
national de nouveaux produits (moule et huîtres) dont la qualité nous impose un suivi et une
meilleure maîtrise des conditions de production.
A cet effet, nous avons étudié de plus prés les méthodes et les conditions de production des
bivalves. Pour cela nous avons choisi le cas de la ferme ORCA marine (unité de production
conchylicole en mer ouverte de Ain Taya) afin d’analyser la qualité physico-chimique et
biologique du milieu de production de la moule « Mytilus galloprovincialis » et de l’huitre
« Crassostrea gigas ».
Pour cela nous avons organisé notre travail en trois grands axes, après la présentation des
généralités des deux espèces Crassostrea gigas et Mytilus galloprovincialis et une
présentation du site ainsi que des techniques d’élevage adoptées par cette unité de production
« ORCA marine » nous avons fait :
- Une analyse des éléments environnementaux (paramètres physico-chimiques et
biologiques du milieu), avec une étude qualitative et quantitative du phytoplancton
- Une tentative de reproduction artificielle en laboratoire des espèces élevées, afin
d’arriver à combler le déficit en naissains et de s’initier à une aquaculture moderne
dont les bases est l’obtention des juvéniles et de les mettre en élevage.