Extraction de biomolécules à haute valeur ajoutée à partir des coproduits de crustacés en vue d'une valorisation comme ingrédients fonctionnels dans les domaines alimentaires et pharmaceutique

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Date
2021-12-07
Authors
HADDAB Meriem
KORTBI Rym
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Publisher
Abstract
L’objectif du présent travail consiste à valoriser les coproduits des espèces de crevettes les plus produites en Algérie qui sont Aristeus antennatus et Parapenaeus longirostris, et une espèce de crabe Liocarcinus depurator issue de la pêche accessoire. La caractérisation biochimique des coproduits de crabes et de crevettes a montré qu’ils sont majoritairement composés de cendres (54% et 37%) et de protéines (17% et 29%) respectivement. Une analyse par XRF a révélé que ces coproduits constituent une source naturelle de substances minérales, principalement le Calcium. Le phosphore, le chlore, le magnésium, le soufre et le potassium et le silicium sont à moindres abondance. L’extraction de l’astaxanthine a été faite par deux méthodes chimiques, la première est une extraction avec un mélange de solvant (acétone/hexane) et la seconde est une extraction méthanoïque. Les rendements d’extraction de l’astaxanthine étaient (23.655µg/g et 17.4µg/g) respectivement pour les coproduits de crevettes et (5.49µg/g et 3.675µg/g) respectivement pour ceux des crabes. La caractérisation chimique par CCM des extraits obtenus par la première méthode a révélé la présence d’une seule bande d’astaxanthine dans la fraction 3 des pigments extraits à partir des coproduits des crabes et de crevettes. L’analyse spectrale des deux extraits méthanoïques des crevettes et de crabes dont la couleur est rouge et orange, ont quasiment la même allure avec un pic à 472 nm pour celui des crevettes et à 474 nm pour celui des crabes, ce qui correspond au spectre d’absorption de l’astaxanthine. Les extraits obtenus par l’extraction (acétone/hexane) n’ont montré aucune activité antagoniste vis-à-vis des germes pathogènes testés. Quant aux extraits méthanoïques de crevettes, ils présentaient une activité inhibitrice vis à vis d’E.coli et d’Enterococcus, pour l’extrait de crabes une seule activité contre S.aureus a été observée. La deuxième molécule extraite est le chitosane. L’extraction chimique a permis d’obtenir un chitosane avec un rendement massique et un degré de désacétylation de 9.6% et 80% dans l’ordre pour les crevettes et 4% et 79% respectivement pour les crabes. Ce biopolymère possède une excellente activité anti-inflammatoire, supérieure à celle du Diclofénac commercial à 1%, et ce quel que soit son origine, crevette (PIO=92,79%) ou crabe (PIO= 81,08 %). L’étude préliminaire de l’activité cicatrisante d’une brûlure du 3eme degré par le chitosane obtenu des coproduits de crevettes, indique que celui-ci est doté d’un pouvoir cicatrisant très intéressant avec une réduction de 27% des surfaces brulées après 15 jours de traitement.
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