Pénétration du carbone anthropique en Méditerranée occidentale : Etude de l’acidification des eaux marines

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Date
2020-12-01
Authors
Mehdia Asma KERAGHEL
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Abstract
Les études récentes ont permis une meilleure compréhension des paramètres du système des carbonates et de leur variabilité spatio-temporelle en Méditerranée. Cette étude se base sur une nouvelle base de données, qui a couvert l’ensemble du bassin Algérien durant l’été 2014 (SOMBA), et vise à décrire la distribution des paramètres du système des carbonates dans cette zone. Nos résultats montrent que presque la totalité du bassin a agi comme source de CO2 pour l’atmosphère durant la période étudiée (+2,33 ± 2 mmol.m-².j-1). En plus de la méthode TrOCA (Traceur combinant Oxygène, Carbone et Alcalinité totale), cette étude propose un nouveau paramétrage de la méthode de calcul inverse pour l’estimation du carbone anthropique. Les résultats des deux méthodes aboutissent à des distributions et à des gammes de concentrations similaires (81 ± 4,3 et 69 ± 5,2 μmol/kg, respectivement). Une estimation des erreurs liées à chaque méthode est également réalisée avec la mise en avant du rôle des structures à méso- échelle dans la séquestration du carbone anthropique et sa distribution dans le bassin Algérien. Les eaux restent sursaturées en carbonates de calcium (CaCO3) malgré l’acidification du bassin (diminution des valeurs du pH entre -0,19 et -0,1). Une première estimation de l’inventaire du carbone anthropique piégé par le bassin Algérien a également été réalisée (0,44– 0,53 ± 0,06 Pg C). En 2011, la Méditerranée occidentale a joué, en moyenne, le rôle de source de CO2 pour l’atmosphère (+0,17 à +0,24 Téramole C/an) ; Le sous bassin Liguro-provençal était un puits de CO2 alors que l’Alboran était proche de l’équilibre.
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