Contribution à l’étude des interactions entre le parasitisme et les facteurs physiologiques chez le Tilapia de la ferme « Ezzahra » - Ghardaïa -
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Date
2011-07-13
Authors
RAHMOUNI Chahrazed
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Abstract
La pêche constitue une ressource renouvelable qui ne pourrait indéfiniment fournir du
poisson si l’on ne pense pas à développer d’autres activités. Pour cela, l’aquaculture a été
introduite afin de combler le déficit, essentiellement pour les pays pauvres. Bien que
timidement, le développement de cette dernière a été initié en Algérie par le Ministère de la
Pêche et des Ressources Halieutiques « MPRH ». Il a débuté par l’introduction de nouvelles
espèces : carpes, truite arc-en-ciel dans plusieurs régions du pays (Zouakh, 2009).
Entre 2002 et 2004, des plans d’eau (lacs, retenues collinaires, barrages) ont été
approvisionnés en alevins importés d’Egypte par le MPRH (Zouakh et al., 2006). Malgré
l’intérêt porté par l’état et les moyens mis en place, le développement piscicole n’a pas connu
un résultat escompté et, de ce fait plusieurs projets ont été abandonnés. Il faudrait signaler que
ce n’est qu’au cours de ce dernier quinquennal que l’état s’est sérieusement penché sur le
problème en s’impliquant par le biais de son ministère. C’est ainsi qu’on a enregistré d’autres
initiatives de développement plus importantes que les précédentes et, qui ont permis un
« réamorçages » de l’aquaculture dans le pays.
L’introduction de l’espèce Tilapia du Nil Oreochromis niloticus et l’hybride
O. niloticus × O. mossambicus à l’inverse des autres espèces, sont mentionné comme un
succès dans le pays. Ces poissons font l’objet d’élevage dans les zones sahariennes et semiarides. Cependant, plusieurs chercheurs dans le domaine rapportent que l’empoissonnement
des plans d’eaux par de nouvelles espèces présente un danger potentiel sur la faune
autochtone par l’arrivée de germes pathogènes, en particuliers les parasites.
En effet, le parasitisme est parmi les processus évolutifs responsables de la diversité et
de l’organisation du monde vivant. Non seulement il concerne tous les êtres vivants (en tant
qu’hôtes ou parasites) (Price, 1980), mais il est source de pression sélective pour chacun des
deux partenaires (Cousteau, 1991). Par ailleurs, le parasite qui ne peut vivre sans hôtes
constitue par définition l’un des facteurs de l’individu hôte, puisqu’il se développe à ses
dépends (Price, 1980). Toutefois, le parasite exerce une pression sur l’espèce hôte, bien
entendu, en sa fécondité, son état physiologique et son immunité (Bouletreau, 1986 in
Coustau, 1991).
Les poissons, tout comme les vertébrés, possèdent un système immunitaire complexe.
Ces dernières décennies, les connaissances dans ce domaine chez les téléostéens ont fait
d’énormes progrès grâce aux techniques d’investigations modernes et à l’intensification des
recherches. L’objectif recherché est l’amélioration de la qualité des productions aquacoles
pour la consommation humaine (Zaccone et al., 2009 in Meunier, 2010). Les recherches sur
les poissons ont pris exemple sur celles qui étaient menées chez les mammifères. Les résultats
acquis aujourd’hui montrent des différences significatives avec les données obtenues chez les
vertébrés homéothermes.
Par ailleurs, certaines espèces de téléostéens se sont avérés des modèles biologiques
très performants pour l’étude de différents aspects de l’immunologie. Les principaux travaux
sont menés sur des espèces d’intérêt aquacole (truite et saumon, bar, dorade, turbot, tilapia,
poisson chat, …etc.) ainsi que sur d’autres modèles comme le poisson rouge (Zaccone et al.,
2009 in Meunier, 2010).
En effet, plusieurs pathologies ont été signalées chez cette espèce au sein des élevages
au niveau des fermes aquacoles du pays (R. Belaribi, 2008 ; I. Ayeche et N. Djelloudi, 2010).
Les germes pathogènes responsables de ce déséquilibre étaient facilement détectés par les
scientifiques lors de leurs recherches et ce, sur demande des éleveurs. L’influence de ces
germes sur l’aspect physiologique et immunitaire n’a jamais été prise en considération. De ce
fait, notre étape de recherche peut être considérée comme unique dans le pays.
Le présent mémoire a pour objectif d’étudier l’interaction chez le Tilapia entre les
différents facteurs physiologiques, et l’influence de la présence des parasites sur le
phénomène d’élevage tout en soulignant l’aspect hématologique. Le choix du matériel
biologique fut motivé par l’immense intérêt économique et social envers le Tilapia.
Notre étude comprend les parties suivantes :
La première partie est consacrée aux généralités
La deuxième partie est réservée à la méthodologie et aux matériels utilisés
Les résultats obtenus sont rapportés dans la troisième partie du mémoire ;
La quatrième partie présente les interprétations des résultats obtenus ;
En fin, nous achevons ce modeste travail par une conclusion générale.