Mise en place d’un réseau de surveillance sur la partie marine de la plage Ouest de Sidi Fredj : Macroflore benthique
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Date
2010-07-01
Authors
BOUTARENE Rafiqua Ouneiza
GHANEM Narimene
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Abstract
La mise en place des réseaux de surveillance est une démarche nécessaire pour une gestion rationnelle et intégrée de l'environnement marin et littoral.
Selon Galaf et Ghannam (2003), un réseau de surveillance correspond à un ensemble de personnes ou d'organismes structurés et financés pour assurer la surveillance sur un territoire donné.
Les principaux réseaux spécifiques existants visent à répondre aux questions suivantes (Lascombe et Louis, 1994):
a) établissement des références naturelles sur des sites réputés non affectés par l'homme.
b) Surveillance de base : localisation des problèmes.
c) Surveillance spécifique : en vue d'un usage particulier et /ou ciblé sur un problème,
d) Surveillance de tendance : des concentrations, des niveaux de qualité, ou des flux de polluants.
e) Contrôle des impacts : échantillonnage prés des sources de pollution (surtout ponctuelles) limité dans l'espace et/ou le temps.
f) Suivis des catastrophes : inventaire rapide des causes et des effets.
g) Alerte à la pollution : détection à temps réel de problème à des stations particulières, h) Détection avancée des changements : prédiction des futurs problèmes (micro
polluants essentiellement), i) Surveillance aux fins de modélisation : échantillonnage intensif mais de durée limitée.
Il s'avère à la lecture de travaux réalisés pour la mise en place et le suivi de réseau de surveillance que les descripteurs retenus sont nombreux. Selon Morel et al. (1999), on distingue les descripteurs suivants:
Microbiologique (la surveillance de la qualité sanitaire de l'eau de mer et de coquillage repose essentiellement sur le dénombrement d'indicateurs de contamination fécale).
- Phytoplancton toxique (certaines espèces phytoplanctoniques produisent des toxines appelés phycotoxines dont les effets peuvent être néfastes pour l'homme ou les animaux marins)
- Enrichissement du milieu ou eutrophisation (La surveillance de l'enrichissement du milieu va porter sur les sels nutritifs, mais il est important de suivre aussi la chlorophylle et la matière organique. Pour observer et quantifier les effets de l'eutrophisation, la surveillance peut porter sur l'évolution des populations phytoplanctoniques ou des communautés benthiques, ou sur les biomasses algales échouées sur les plages).
Contaminants chimiques (Les contaminants chimiques recherchés sont en général sélectionnés pour leur toxicité ou leur rémanence. Les métaux lourds : cadmium, plomb, mercure, zinc, cuivre, chrome, ... et les molécules organiques des familles du DDT, du lindane, des polychlorobiphényles, des hydrocarbures polyaromatiques et des organostanneux).
Milieu biologique (L'appréciation de la qualité du milieu peut être réalisée à l'aide de diagnostics fondés sur l'observation du " monde vivant ". l'éventail des possibilités est varié : phytoplancton, zooplancton, faune ou flore benthique, poissons, oiseaux ou mammifères. Les paramètres retenus sont l'abondance, la diversité des espèces, l'état physiologique, la croissance, la reproduction,..., ils sont utilisés essentiellement dans des études d'impact ou des programmes à caractère patrimonial. L'état de l'herbier de posidonies, la biodiversité des peuplements de poissons et de la macrofaune benthique).
Milieu physique (l'étude des niveaux moyens de la mer, le trait de côte, qui est surtout façonné par les événements extrêmes comme les tempêtes, la houle, la réfraction, le déferlement,...).
Certains de ces descripteurs font l'objet de réseaux de surveillance spécifiques dans plusieurs pays méditerranéens :
Le réseau national d'observation de la qualité du milieu marin(RNO), dont l'objectif est l'évaluation des niveaux et des tendances des polluants et des paramètres généraux de la qualité du milieu marin. Le réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (REPHY), il se base sur la détection des espèces toxiques dans l'eau mais également sur celle des toxines dans les coquillages issus des zones de production aquacole. Le réseau REBENT (Réseau Benthique), il s'agit d'un réseau de surveillance de l'environnement marin côtier, dédié au macro benthos marin (organismes de taille supérieure à 1 mm). Ces trois réseaux s'étendent sur l'ensemble des côtes françaises et sont coordonnés par l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (IFREMER) (Douai étal., 2006).
Le programme national de surveillance continue de la qualité physico-chimique et microbiologique du milieu marin en Tunisie, qui fait parti du Programme d'Evaluation et de Maîtrise de la Pollution dans la région Méditerranéenne (MEDPOL) sous l'égide du Plan d'Action de la Méditerranée (PAM). Dans ce programme de surveillance, il existe le réseau d'Epidémie-surveillance zoo sanitaire des mollusques (REZOM), qui est coordonné par l'Institut National des Sciences et Technologies de la Mer (INSTM) de Tunis. (Douai et al., 2006).
- étude et surveillance du phytoplancton et biotoxines marines