Contribution à l'étude de l'impact de la pollution chimique sur l'herbier à Posidonie dans la baie d’Alger
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Date
2011-11-24
Authors
GUENDOUZI Yacine
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Publisher
Abstract
La pollution des écosystèmes marins et littoraux est un problème environnemental
majeur ; qui représente un véritable danger pour la santé publique, les facteurs qui en sont
responsables ne cessent de s’accroître, surtout par l’action anthropique, en raison
principalement de la pression démographique et du développement technologique des villes,
plus accentuées sur les zones côtières.
La zone méditerranéenne a été classée par le PNUE comme l’une des cinq régions du
monde où les problèmes environnementaux sont les plus graves, alors que la mer
Méditerranée est classée parmi les sept mers les plus menacées (BOUDOURESQUE, 1996).
Ces dernières décennies, les activités anthropiques (la pollution du milieu marin, la pêche
irresponsable, l’urbanisation anarchique du littoral,…), ont rendu les écosystèmes
Méditerranéens dangereusement vulnérables.
La côte algérienne est située dans le bassin Algero-provençal (méditerranée occidentale),
partie intégrante de la Méditerranée qui est concernées de facto par les préoccupations d’ordre
environnementales de l'ensemble de la région.
Le long de la côte algérienne (1200 Km), diverses sources de pollution ont des impacts
non négligeables sur le milieu marin. Les villes côtières les plus polluées sont principalement
Annaba, Alger et Oran.
La zone d’étude (Baie d’Alger) est une région qui reçoit quotidiennement des flux de
pollution de différents types, essentiellement les rejets urbains et industriels (d’oued el
Harrach et el Hamiz, de port d’Alger, la cimenterie de Rais-Hamidou,...), les rejets d’origine
agricoles lors des lessivages des bassins versants sont aussi non négligeables, ainsi que la
pollution directe par l’homme (plage de baignade, complexes touristique, etc.)
La contamination métallique des écosystèmes aquatiques a attiré l’attention de chercheurs
d’horizons très différents. Elle constitue en effet l’un des aspects de la pollution le plus
menaçant pour ces milieux. Par ses effets toxiques, elle est capable d’engendrer des situations
critiques voire dangereuses. Contrairement à de nombreux toxiques organiques, les éléments
en traces métalliques ne sont pas totalement éliminés par voie biologique et par conséquent
sont sujets à un effet cumulatif dans les diverses compartiments de l’écosystème (eau,
sédiment, faune et flore).
La biosurveillance de la qualité des eaux littorales nécessite l’utilisation d`espèces
bioindicatrices de la qualité des écosystèmes, afin d’évaluer l’état de pollution.