Contribution à l’étude biologique et dynamique de Lophius budegassa (Spinola 1807) de la baie de Bou Ismail
No Thumbnail Available
Date
2009-07-14
Authors
ZABOUB FAYZA
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Abstract
La présente étude portant sur certains aspects de la biologie et de la dynamique de la baudroie
permet de dégager les conclusions suivantes.
- Seule Lophius budegassa était présente dans les débarquements des chalutiers du port
de Bou Haroun.
La systématique de cette espèce comparée à la seconde Lophius piscatorius n’a donc
pas pu être faite.
- La lecture des illiciums après inclusion dans la résine promodentaire a pu être réalisée
avec succès. Néanmoins, en raison de la courte durée d’échantillonnage, les plus petits
individus n’ont pas pu être prélevés. Par conséquent la clé âge-longueur obtenue
présente un âge de 4 ans pour les plus petites et un âge de 11 ans pour les plus
grandes.
- L’analyse du régime alimentaire montre une espèce ichtyophage, ceci est conforme
aux résultats d’autres auteurs. La prédation sur Trachurus trachurus semble
particulièrement prononcée. Un unique cas de cannibalisme a été recensé durant la
période d’étude.
- L’analyse dynamique abordée par le modèle de Beverton et Holt (1957) qui est
particulièrement bien adaptée aux espèces benthiques à vie longue, et croissance lente
montre une situation de sous exploitation nette.
Ceci est en rapport avec les engins de pêches utilisés dans le port de Bou Haroun qui
ne cible pas les espèces comme la lotte.
- Le changement d’engin est préconisé plutôt que des aménagements de l’engin actuel
et/ou de l’effort de pêche.
Ces résultats doivent être compléter par une étude plus étendue dans le temps et l’espace.
- Echantillonnage régulier afin de repérer les tailles de recrutements ;
- Etude de la reproduction ;
- Etude de l’âge sur des échantillons plus fournis.
- Analyse systématique des 2 espèces.
Néanmoins, il nous est possible de suggérer quelques améliorations dans la pêche :
- Eviter la pêche de la baudroie au mois de Mars, car c’est sa période de ponte (Coudre,
2007 et Azevedo, 1996).
- Rejeter les petites baudroies (recrues) et celles en période de ponte ; vu que cette
espèce a une très grande résistance et peut survivre plus de 2 heurs après sa capture
(Biseau et al, 2006).
Cette dernière proposition est suggérée, étant donné que les recrues de baudroies
n’ont aucun intérêt commercial, puisque la partie consommable est la queue, cette
dernière est pauvre en chair à ce stade de leur vie.