Désinfection des eaux usées épurées par la méthode "SODIS" pour l’amélioration de la qualité microbiologique des eaux rejetées en mer.
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Date
2011-07-21
Authors
MOUSSAOUI Arezki
BOUMRAR Hakim
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Publisher
Abstract
L’augmentation de la population mondiale a soulevé plusieurs défis qu’il est impératif
de relever pour assurer sa survie et son évolution. Parmi ces défis l’eau dont la disponibilité
et la qualité constitue actuellement une préoccupation internationale non seulement pour
approvisionner les besoins en eau potable, en eau d’hygiène et de confort, en eau d’irrigation,
en eau-solvant industriel…Mais, aussi, pour la prise en charge du rejet des eaux usées dont les
volumes ne cessent d’augmenter.
C’est aussi le cas en Algérie où le rejet des eaux usées brutes, domestiques et
industrielles, dans le milieu naturel perturbe l’équilibre écologique terrestre, aquatique et
marin menaçant ainsi la biodiversité de ces milieux et leur maintien.
Cette situation est plus menaçante sur le littoral où l’on retrouve la plus forte densité
démographique, particulièrement durant la période estivale. En effet, dans les zones littorales,
le rejet de ces eaux s’effectue d’abord dans les rivières qui se transforment en égouts à ciel
ouvert pour finir, ensuite, dans la mer méditerranée.
Heureusement, cette situation n’est pas généralisée à toutes les villes côtières puisque
celles qui enregistrent les plus importantes densités démographiques sont déjà équipées par
des stations d’épuration urbaines.
Néanmoins, ces dernières, conçues pour l’élimination de la pollution solide, dissoute,
physico-chimique et biologique, n’affinent pas cette dépollution par la désinfection considérée
comme secondaire puisque les eaux épurées ne sont pas destinées à la réutilisation.
Pourtant, l’application de la désinfection rehausserait obligatoirement le niveau de
préservation de l’équilibre écologique de notre littoral, de sa ressource halieutique et de sa
biodiversité ainsi que les zones de baignade.
Cependant, le recours à l’application de ce traitement, à travers la désinfection par
chloration, très utilisée en Algérie, et autres procédés chimiques, considérés sûres,
engendreraient une nouvelle source de pollution environnementale et un risque pour la santé
publique ! En effet, l’augmentation des bactéries résistantes à divers processus de
désinfection est un phénomène inquiétant. Quelle serait dans ce cas la meilleure technique à
utiliser ?
La recherche d’alternatives pour combattre efficacement les microorganismes et qui
s’insèrerait dans le cadre d’un environnement durable est notre objectif.
C’est dans ce contexte que nous proposons à travers des expérimentations, la
désinfection solaire des eaux épurées. Cette technique de désinfection est réputée pour être
« douce », facile d’application, peu coûteuse et intégrée dans le concept du développement
durable puisqu’elle utilise l’énergie solaire. Ces avantages sont particulièrement attrayants
pour la station d’épuration de Tipasa au niveau de laquelle nous avons prélevé les eaux qui ont fait l’objet de nos expérimentations. En effet, la station est certifiée ISO 14001 en
management environnemental.
Notre travail consiste à l’évaluation des performances de la technique SODIS (Solaire
water Disinfection) par comparaison à la photocatalyse et la recherche de quelques paramètres
d’optimisation : la durée d’exposition au soleil ainsi que la température de l’eau traitée. Nous
avons également procédé à l’évaluation des performances d’un photoréacteur plan pour la
désinfection par la technique SODIS.
L’évaluation des résultats s’est basée sur le suivi des paramètres physicochimiques
et bactériologiques dont les indicateurs de contamination fécales et les pathogènes qui les
accompagnent, avant et après désinfection.