Les métaux traces dans les sédiments marins et les espèces démersales de la côte algérienne : contribution à l’évaluation du risque écologique

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Date
2020-11-09
Authors
INAL Ahmed
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Dans le but d’évaluer les niveaux de la contamination métallique le long la côte algérienne au niveau de deux matrices, les sédiments marins superficiels et les poissons demersaux et de mesurer le risque écologique associé à cette contamination dans ces habitats benthiques, une cinquantaine de stations ont été fait l’objet de prélèvement de sédiment superficiel en couvrant les principales zones de pêche chalutables. En parallèle, des échantillons de trois espèces de poissons (le rouget de vase, le merlu et le pageot commun) ont été prélevés dans une dizaine de ces stations. Ces prélèvements ont été effectués durant la campagne d’évaluation des ressources démersales réalisée à bord du navire de recherche « Belkacem GRINE » par le CNRDPA durant l’Eté 2015. Le dosage des métaux traces dans les échantillons de sédiment a été effectué par ICP-MS. Tandis que celui dans les échantillons de poissons a été effectué par SAA. Ainsi, le taux de la matière organique et celui de la fraction fine (<63µm) dans les échantillons de sédiment, en plus de ceux des protéines, des lipides et des glucides dans les échantillons de biote ont été déterminés. L’évaluation de risque des sédiments des principales zones de pêche la côte algérienne a été effectuée par l’application d’une approche écotoxicologique, basée sur le calcul de multiples indices. Cette approche a été soutenue par le calcul des facteurs de bioaccumulation et l’évaluation du risque toxicologique. Les résultats de cette étude ont permis d’attribuer à chaque zone de pêche un statut écologique. En effet, les sédiments de la plupart de ces zones de pêche présentent un risque écologique faible pour les espèces vivantes. L’arsenic est le seul métal qui peut avoir un risque écologique potentiel dans les 2/3 des zones de pêche. Ainsi, les concentrations moyennes de Cr et Ni dans la plupart des stations sont supérieures à leurs valeurs (ERL). De même, Ni, Cr et As avaient des contributions maximales dans la somme des unités toxiques. Cependant, la majorité des stations contaminées se situent dans le secteur Centre de la côte. Les résultats de la présente étude ont montré également que les trois poissons (Rouget de vase, Merlu et Pageot) bioaccumulent les quatre métaux (Zn, Cu, Ni et Hg) sous l’ordre décroissant suivant : Zn ˃ Ni > Cu > Hg. Ainsi, les poissons de la partie Ouest de la côte algérienne (Ghazaouet, Béni Saf et Mostaganem) bioaccumulent des concentrations élevées par rapport aux poissons de la partie Centrale. Les résultats révèlent aussi, une bioaccumulation plus accentuée dans le foie et les gonades par rapport au muscle pour les trois poissons. Cependant, des différences significatives dans les concentrations des métaux traces en fonction de sexe, et de la taille des individus ont été révélées. En outre, l’application de l’approche basée sur la combinaison des risques écologique et sanitaire a permis de révéler à la fois le bon état écologique des principales zones de pêche chalutables et l’absence à l’heure d’échantillonnage, d’un risque réel sur la santé liée à la contamination des trois poissons pêchés dans ces zones répartis le long de la côte algérienne.
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