Calcul d’indice multi-échelle de la vulnérabilité côtière : application sur le littoral centre (du mont chenoua au cap djinet)
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Date
2014-10-16
Authors
KENET Mahdjouba
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Abstract
La zone côtière est un espace complexe et vulnérable. Il est le siège de multiples activités
humaines où interviennent des événements météo-marins parfois paroxysmaux. Ces deux
éléments combinés sont à l’origine de risques d’origine naturelle et anthropique (Robin et al.,
2004). Cette vulnérabilité est aggravée par les changements climatiques, notamment dans le
pourtour méditerranéen (GIEC, 2007).
La zone côtière algérienne, qui se situe dans la partie sud du bassin méditerranéen est davantage
vulnérable, parce qu’elle a toujours eu une évolution liée au climat et à sa variabilité (Agoumi A,
2003), et qu’elle est soumise à de multiples risques naturels. Cette région connait en effet une
grande variabilité spatiale et temporelle des précipitations, qui se traduit par des épisodes
fréquents de sécheresse, des inondations importantes (Agoumi A, 2003), comme celles qu’a
connues Alger en 2001, qui ont fait un millier de victimes et d’importants dégâts matériels
(Djellouli Y et SaciA., 2003).C’est aussi une zone de grande activité sismique (un séisme de 3,5
sur l’échelle de Richter) est enregistré tous les deux mois et de risques de Tsunami , (Larara et
al., 2012) ; l’érosion prend des proportions préoccupantes, surtout dans la partie Est de la côte.
Les risques d’érosion et/ou submersion marine sont très importants, la côte algéroise perdrait en
moyenne 2.25 m/an (Benkortbi ; 2000).
À ces pressions d’origines naturelles s’ajoutent d’autres, anthropiques, puisque la côte
algérienne est l’une des plus peuplées du bassin méditerranéen (PAC, rapport final), avec
environ 40% de la population vivant sur une étroite bande du territoire représentant à peine
1,9% de la superficie du pays, induisant ainsi une forte concentration des activités(51% des
industries y sont localisées), des infrastructures et équipements du pays. Il en résulte une
détérioration des écosystèmes marins et continentaux, l’impact sur les ressources, notamment
le sol, l’eau, les ressources halieutiques est dévastateur.
Depuis l’an 2000, une nouvelle politique d’aménagement et de développement durable est
mise en œuvre, avec pour objectif de protéger le littoral en rééquilibrant vers l’intérieur du
pays l’urbanisation et les activités (la loi littorale).
Parmi les outils de planification territoriale utilisés, il y a l’évaluation de la vulnérabilité
côtière. Ces évaluations offrent un moyen rapide et peu onéreux de planification et de gestion
du littoral, et donnent un aperçu sur les secteurs à risques actuels ou futurs (Palmer et al.
2011)