Biodiversité de la parasitofaune de Barbus setivimensis: Approche préliminaire
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Date
2008-07-01
Authors
BOUKHALFA Meriem
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Publisher
Abstract
L'aquaculture est une activité récente dans le Maghreb. En Algérie, le
développement du secteur aquacole est en plein essor. Face aux richesses naturelles
des hydrosytèmes, la volonté affirmée à développer cette activité vise à lui consacrer
sa pleine dimension économique et stratégique afin de contribuer à l’augmentation de
la production de protéines animales et d’assurer ainsi la sécurité alimentaire.
La réussite d’un plan de gestion piscicole nécessite la connaissance et la maîtrise
d’aspects biologiques et zootechniques afin de garantir une production performante et
surtout d’éviter des pathologies et des pertes financières préjudiciables. Les poissons
d’élevage sont vulnérables aux bio-agresseurs particulièrement les parasites. Dans les
populations naturelles, le parasitisme ne provoque pas de mortalités importantes sauf
lorsque les conditions environnementales sont gravement perturbées induisant souvent
des infestations massives voire mortelles.
A travers le monde, les opérations de peuplement et repeuplement par des poissons
importés se sont souvent soldées par l’introduction d’entités pathogènes parasitaires
particulièrement dangereuses pour les populations ichtyologiques autochtones (Chubb,
1981 ; Meddour, 1988 ; Kennedy, 1993 ; Blanc, 1998). De ce fait, la connaissance du
patrimoine parasitaire de l’ichtyofaune est nécessaire pour évaluer l’impact des
infestations et les risques encourus pour des élevages (Meddour et Bouderda, 2001).
Les poissons autochtones sont le système idéal de référence devant les repeuplements
effectués en Cyprinidés en Algérie.
Notre choix s’est porté sur Barbus setivimensis car c’est l’espèce la plus répandue
dans le Nord de l’Algérie, au Maroc et en Tunisie. Si Barbus biscarensis est limité à la
zone semi-aride de Biskra, Barbus callensis présente une répartition limitée mais plus
étendue dans les hydrosystèmes des régions d’El Kala, Annaba, Guelma et Souk Ahras
(Meddour com. Pers.).
En Algérie, on ne retrouve que quelques études sur la croissance de B. setivimensis
(Righi, 1999 ; Zouakh, 1995), son écologie et sa reproduction (Tazarouti, 1993). A
l’exception d’une étude au barrage de Guenitra (W. Skikda) (BenAbdelkader et
Djaroud, 2001), on ne retrouve aucun inventaire des parasites de B.setivimensis.
A travers le plan de relance du secteur de l’aquaculture, la plupart des barrages et
retenues collinaires ont été peuplés de Cyprinidés importés de Hongrie (voir Annexe1
Tab.1 ; 2). Afin d’évaluer la biodiversité de la parasitofaune de ce barbeau et situer les
incidences de ces peuplements, nous avons, à travers cette étude, fixé les objectifs
suivants :
1. Echantillonner des spécimens de B. setivimensis au niveau des barrages Boukerdane
(W. Tipaza) Aïn Zada (W. Borj Bou-Arréridj) ensemencés en cyprinidés importés de
Hongrie,
2. Echantillonner des spécimens de B. setivimensis au niveau l’Oued Isser (W. Bouira)
effluent d’un hydrosystème complexe intégrant d’amont en aval, le barrage Keddara et
le barrage de Beni Amrane qui ont aussi été ensemencés en Cyprinidés,
3. évaluer la biodiversité de la parasitofaune de B. setivimensis au niveau de chaque
site de prélèvement afin de confirmer ou non l’introduction de nouvelles espèces de
parasites en Algérie dans les deux barrages.